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 Rayons sur les contes japonais

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Haruka Nozomi
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MessageSujet: Rayons sur les contes japonais    Lun 30 Aoû - 12:09

( Pour vous aider dans vos rps, nous postons quelques sujets sur qui pourraient être bien un livre que liraient vos personnages alors voici quelques contes japonais)

Trois mouches -

Dans une auberge isolée, un samouraï est installé, seul à une table. Malgré trois mouches qui tournent autour de lui, il reste d'un calme surprenant. Trois rônins entrent à leur tour dans l'auberge. Ils remarquent aussitôt avec envie la magnifique paire de sabres que porte l'homme isolé. Sûrs de leur coup, trois contre un, ils s'assoient à une table voisine et mettent tout en œuvre pour provoquer le samouraï. Celui-ci reste imperturbable, comme s'il n'avait même pas remarqué la présence des trois rônins. Loin de se décourager, les rônins se font de plus en plus railleurs. Tout à coup, en trois gestes rapides, le samouraï attrape les trois mouches qui tournaient autour de lui, et ce, avec les baguettes qu'il tenait à la main. Puis calmement, il repose les baguettes, parfaitement indifférent au trouble qu'il venait de provoquer parmi les rônins. En effet, non seulement ceux-ci s'étaient tus, mais pris de panique, ils n'avaient pas tardé à s'enfuir. Ils venaient de comprendre à temps qu'ils s'étaient attaqués à un homme d'une maîtrise redoutable. Plus tard, ils finirent par apprendre, avec effroi, que celui qui les avait si habilement découragés était le fameux Miyamoto Musashi.


Les portes de l'enfer et du paradis -
Un samouraï se présenta devant le maître Zen Hakuin et lui demanda :
- " Y a t-il réellement un paradis et un enfer ."
- " Qui es tu ?" demanda le maître
- "Je suis le samouraï …"
- "Toi, un guerrier ! s'exclama Hakuin. Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t'avoir à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."
La colère s'empara du samouraï. Il saisit son sabre et le dégaina. Hakuin poursuivit :
- " Ah bon, tu as même un sabre !? Mais tu es sûrement trop maladroit pour me couper la tête."
Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le maître. A ce moment celui-ci dit :
- " Ici s'ouvrent les portes de l'enfer."
Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina et s'inclina.
- " Ici s'ouvrent les portes du paradis. ", lui dit alors le maître.


L'homme qui épousa une renarde

Traduit par Niji Fuyuno

Il y a très longtemps, l'empereur Kinmei régnait ce pays.
Un homme habitait à Minonokuni (préfecture Gifu).
Un jour, il monta à cheval et parti à la recherche d'une belle. Il espérait rencontrer une jeune fille qui accepterait de devenir sa femme.
Par hasard, dans une plaine spacieuse, rassérénée, il aperçut une jeune fille. Celle-ci s'approche de lui assez familièrement et lui fit du charme. L'homme qui souriait dans son coeur, lui cligna de l'oeil et répondit à ses avances.
Il l'interpella: « Hé, ...... mademoiselle, où allez-vous ? »
La femme lui répondit: « Je parcours le pays afin de trouver un bon mari. »
L'homme proposa alors à la jeune fille de devenir sa femme.
« Oui, c'est entendu, je vous accepte », répondit-elle.
Cet homme l'emmena dans sa maison. Ils se marièrent et vivait maintenant ensemble.

Quelques mois s'écoulèrent.
La femme devint enceinte et mit au monde un garçon le jour du 15 décembre. Or, ce même jour et au même moment, la chienne que l'homme possédait mit bas un chiot. Ce dernier ne supportait pas la femme de la maison. Lorsqu'il se trouvait en face d'elle, il semblait irrité par sa présence.
Il l'attaquait violemment, la fixait d'un regard hostile, aboyait bruyamment, les dents retroussées et dirigées contre elle.
Chaque jour, le chiot manifestait sa colère, de jour en jour, il enflait l'animosité contre elle.
La femme, effrayée, tremblait de peur.
Un jour, elle supplia son mari: « Mon cher, ...... tuez, assommez ce chien, je vous en prie ! »
Mais son mari, qui avait pitié de son chien, ne pouvait se résoudre à le tuer.

C'était en février ou en mars, c'était le temps de piler le riz dans un mortier.
Un jour, l'épouse entra dans une cabane où se trouvait le mortier pour piler le riz; il lui fallait préparer des goûters pour ses ouvrières.
Soudain, la chienne qui était la mère du chiot, se mit à la poursuivre en grognant. Sa voix embêtante se jeta sur cette ménagère et menaçait de la mordre. La ménagère fut terrifiée, eu beaucoup d'effroi.
Aussitot, elle se métamorphosa en renarde et s'enfuit au plus vite. Elle alla se réfugier sur une corbeille et s'y assit. Son mari l'aperçut.
Il lui dit: « Ma chérie, ...... comme je t'aime ! Nous, toi et moi, nous vivons ensemble, nous sommes devenus intimes, liés profondément, et, nous avons reçu un enfant par la grâce......, n'est-ce pas ? Jamais je ne t'oublierai...... Viens chez moi, quand tu le voudras, couchons ensemble. Je t'attends...... »
Et.
Ainsi, la renarde se rendit chez l'homme qui était son mari et passa la nuit avec lui. Elle se souvenait de la promesse de l'homme.
Dès lors, la femme fut appelée Kitsune (*ki-tsu-né) qui signifie « vient, aime, couche ».

Un jour, l'homme vit sa femme venir à lui, vêtue d'une longue jupe dont le bas était teint en beau nuancé de rose. Elle avait l'air élégant et gracieux. Puis, elle s'envola on ne sait où, en faisant flotter les pans de sa belle jupe rose.

Depuis ce jour, le mari ne cessa plus de penser au visage de sa femme. Il dessinait en son coeur la figure qui s'était éloignée de lui et soupirait pour sa femme bien aimée.
Il composa une chanson et il la chantait.



Koi wa mina waga he ni ochi nu tamakagiru haroka ni mie te ini shi ko yue ni

En mon coeur
tous les chemins languissants de mon amour se traînent
à cause de toi,
tu es partie au loin et tu t'estompes dans la lumière tamisée
éternellement, je pense à toi



Ainsi, le garçon qui était né de l'homme et de sa femme renarde fut nommé « Kitsune ».
On l'appelait aussi « Kitsune no Atae », c'est-à-dire « officiant renard ».
Ce garçon était très fort, herculéen et courait très vite comme un vol d'oiseau. Voilà l'origine du nom de la famille « Kitsune no Atae ».






C'est aussi un des contes qui ont été recueillis dans Nihon Ryoi-ki (8ème siècle). Le cadre de ce conte est le 6ème siècle, le temps de l'empereur Kinmei. À cette époque (Asuka jidai), le bouddhisme fut introduit au Japon.

Kitsune : « renard » en japonais.

L'empereur Kinmei : autrement appelé « Amenokuni oshiharu hironiwa no mikoto », qui signifie « l'empereur qui ouvre en force la porte au jardin spacieux dans le ciel ».

Minonokuni : nom ancien de la préfecture Gifu.

Atae : dénomination ancienne de l'officier municipal qui préside la cérémonie et la fête solennelle.

l'Ogre et la Servante


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