Dis moi, jeune fille, jeune homme, quel est ton souhait le plus cher?
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La sortie maintenant... [libre]

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: La sortie maintenant... [libre]   Mer 8 Sep - 18:04

Yuki poussa un soupir, puis se posa sur un banc. Le jardin était compliqué ! Il y était entré il y a une petite heure, et voilà qu’il n’arrivait plus à trouver par où il était arrivé. Il avait donc tourné quelques instants, puis avait fini par abandonner. C’est toujours lorsqu’on ne cherche plus qu’on finit par retrouver l’objet de tant de fouilles infructueuses. A la place de cela, il avait choisit d’observer l’endroit où il se trouvait. Il avait vaguement l’impression qu’on lui avait expliqué de quoi il en retournait, mais il avait oublié aussi vite, malheureusement. Disons surtout qu’il n’avait pas essayé d’écouter, oui.
Ce n’était pas son genre pourtant, de se mettre dans un coin et de bouder d’u air maussade. Mais déjà, rien qu’en voyant la façade de l’école dans laquelle il était entré, il avait senti, comprit que ca n’irait pas. Pourquoi donc ? Avez-vous déjà vu un clochard dans un palais ? Il se sent dépaysé, mais surtout totalement déplacé. Et c’était cette sensation qu’il avait, et qui le poursuivait. Un bouseux qui marche sur un carrelage en diamant. Cette sensation de malaise s’était amplifiée au fur et à mesure qu’il suivait son guide. Les gens ici aussi ne le mettaient pas à l’aise. Trop élégants, trop lumineux. Trop purs peut être. Mais en tout cas, ils ne ressemblent en rien à ses fréquentations, à lui-même. Moins humains… Plus heureux peut être. Puis les lieux en eux-mêmes. Propres, luxueux, confortables. Il ne disait pas vivre dans un taudis non plus, mais il régnait ici une harmonie douillette qu’il n’avait jamais connu.

Toutes ces choses auraient du le ravir et l’émoustiller, le rendant impatient d’en découvrir plus, mais au contraire, elles le mettaient mal à l’aise et sur la défensive. Ce n’était pas lui, ce n’était pas son monde. Les gens ici devraient le regarder comme tous les autres regardent un délinquant. Comme on regarde un chien sauvage à qui on a arraché les dents. Avec un mépris matîné de honte, comme si ils étaient une maladie incurable qui devait être cachée. A la place de ça, voilà qu’on le regardait avec cette sollicitude écoeurante, puis qu’on arrêtait pas de répéter qu’on ne voulait que son bien. Mensonge. Ils mentaient tous. Ces « gardiens », ce juge, ces hôtes. Tous des hypocrites et des traîtres.

Voilà pourquoi, à peine lui avait-on montré sa chambre que, prétextant vouloir ranger ses affaires (à peine de quoi remplir un sac de sport, ca ne fait pas long feu), il avait pu rester seul. Et il était partit chercher un endroit où s’isoler. Avant de se perdre. Au bout d’une petite… Bon, d’accord, au bout d’une bonne grosse heure à tourner en rond, il avait donc finit par décider de s’assoir sur le banc où il se trouvait à présent… C’était lui, ou bien les fleurs avaient changé de tête ? Bah, ca en devait être qu’une impression. Subitement, il fit un bond. Son téléphone venait de vibrer.

« ……………… Allo ? Quoi ? Ouais, tu voulais que ca soit qui d’autre ? … On va dire. Non, j’me suis pas encore fait bouffer… Bon, j’te laisse. »

D’un air assez ennuyé, il raccrocha. Ca l’agaçait qu’on s’inquiète pour lui. Et en même temps, c’était bien le seul à avoir appelé pour se renseigner sur son état. Alors au final, il ne savait pas comment réagir.

A nouveau, il poussa un soupir, tout en passant sa main dans ses cheveux. Le col haut qui cachait une partie de son visage portait l’odeur du parfum d’Atsu. C’était assez con, mais l’odeur de ses proches (il n’y avait que lui sur la liste actuellement) le détendait considérablement, ainsi avait il fait en sortes d’avoir cette odeur en question à portée de narines, sachant qu’il allait avoir besoin d’un minimum de soutien aujourd’hui.
De loin, on pouvait dire que son haut était un peu étrange. Effectivement, un débardeur noir avec un col roulé, ce n’est pas courant. Mais que voulez vous, les stylistes font des miracles ! Pour le bas, c’était un jean un peu plus banal, si ce n’était qu’il épousait très bien ses formes sans le serrer. En arrivant, il avait enfilé quelque chose de « sage », histoire de casser l’image tout faite que tout le monde se faisait du voyou, avec ses piercings plein la figure, ses vêtements déchirés et ses manières de porc aviné.
Soupirant, il passa une main dans ses cheveux. C’était un vieux réflexe. Il n’avait pas arrêté de se tripoter le cuir chevelu depuis qu’il était entré, la faute à son malaise, et maintenant, il avait l’impression d’avoir été agressé par un pétard en folie.

« Bon… La sortie maintenant… »

Il avait prit une magnifique décision ! Traiter les problèmes un par un !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Sam 30 Oct - 15:07

Après avoir quitté l'hotesse dénomée Lina, Ryusei avait, grace à elle, trouvé le chemin de l'école. Pourquoi y aller? A quoi cela servirait? A rien. Il allait faire ce qu'il savait mieux faire : sécher. Il ne se faisait plus d'illusion : il était un cas désespéré. Le juge avait eu un drôle d'air en découvrant dans quelle situation, il se trouvait. L'ancien petit ramoneur avait expliqué qu'il ne voyait pas pourquoi on l'envoyait loin de sa mere, loin de Claris. Pour lui, tout ce qu'il vivait , était normal. Enfermé dans un cercle d'autodestruction, il préférait qu'on le haïsse au point d'etre maltraiter aussi bien physiquement que mentalement plutot que d'être la proie de l'indifférence. Il était ennuyé par le regard du juge. Le juge ne comprenait pas comment il avait survécu jusque là. Que voulez vous les cheminées, une fois , dans le conduit, on s'y habitue. La suie devient notre amie la plus fidèle. Le conduit s'était sa voix. Il chantait pour lui. Il y était bien dedans. Tout ce noir, cette étroitesse, c'était rassurant et puis il y avait la vision du ciel bleu au dessus qui semblait d'entendre la main pour l'encourager à monter. En bas, c'était le feu qu'on avait allumé pour le forcer à un grimper. Par la suite, il n'y avait plus eu de feu mais sa vision seulement. Si il réussissait à nettoyer la cheminée , concernant sa vie, c'était plus difficile. On ne s'inquietait pas de son sort. Il avait volé la place du nouvel appareil de cuisine. Normal qu'il subisse, ce qu'il avait subi. Les pauvres seuls se comprennent. Il n'était pas né dans les beaux quartiers mais dans le quartier des Alouettes, quartier à éviter pour les honnetes gens. Ici, on apprenait tot qu'avoir un coeur pouvait continuer à une mort certaine et à se faire bouffer par les autres.

L'ex ramoneur évita la maison de verre. Il cherchait un endroit sombre, quelque chose de pas clair. Il n'y avait pas eu de scene d'adieu touchante. Il y avait seulement un regard lui souhaitant bonne chance meme si on doutait fort qu'il s'en sorte. La suie, la clope avait trop encombré son etre. Il s'alluma une clope en parcourant le chemin. Il fumait comme une cheminée. La faute revenait à l'ambiance familiale. Il fumait déjà et était obligé de se prendre une cuite avec son pere tandis que les autres gosses avaient le droit à leur histoire avant d'aller se coucher. Il n'y avait pas eu de promenade en famille. Il n'y avait rien eu, si ce n'est les insultes, le racket d'argent gagné par son ramonage de cheminée. Avec Claris, rien n'avait changé.enfin si. Claris était plus portée sur la violence physique. Elle l'avait violé. Il ne lui en voulait meme pas. Il était meme resté pres d'elle parce qu'elle était l'image meme de celle à qui on l'avait arraché. Il s'était accroché à elle jusqu'à l'arrivée du juge. Le juge l'avait pousssé loin de son seul repère. Il pensait sans doute qu'un miracle était possible. Ryusei n'avait pas vraiment causé à Lina. Il l'avait pris pour une prostituée cherchant à l'entuber. Elle n'avait pas réussi. Elle ne lui avait rien pris. Elle avait été une perte de temps tout simplement. La seule chose de bien qu'il pouvait lui concéder, c'était de l'avoir mener à bon port.

Une silhouette se découpa bientôt devant lui. Un jeune était au téléphone et en jugeait par le ton pris, il s'agissait d'un ami. Tu vas te faire avoir, petit, avait il envie de lui dire mais c'était pas ses ognions. Le regard dur planté droit devant lui; il se mit en devoir d'écraser sa clope, du pied. Il avait pas vraiment envie que l'autre aille chercher les surveillants pour leur rapporter qu'il l'avait surpris entrain de fumer. Et puis merde, c'était son affaire, si il avait envie de se cramer les poumons, comme un con. La clope ca lui faisait du bien au mental, c'était devenu une habitude. On fume pour un rien de nos jours.

« ... »

Il fut bientôt a hauteur de l'inconnu. Non, il ne pensait que Yukichi avait de la chance d'avoir un pote, il songeait que ce pote à lautre bout du fil cherchait juste à extorquer quelque chose à Yukichi. Pas de bonjour de la part de Ryusei. Il se contenta d'un signe de tete. Ryusei portait un sweet noir à capuche, mais la capuche n'était pas mise aussi pouvait on voir qu'il avait des cheveux noirs comme du charbon, tout comme ses yeux d'ailleurs. Le sweet laissait deviner que Ryu ne mangeait pas à sa faim. Il était trop ample comme si il était passé la machine à laver et que seul le tour de taille avait été agrandi. On devinait la maigreur aussi à cause de ses doigts, trop fins pour etre dans la norme. Les joues de Ryu étaient creuses semblant amplifiait la paleur de son teint. On aurait dit un cadavre ambulant, échappé de la morgue. Mais son état de santé ne le préoccupait pas plus que cela. Il ne connaissait pas ce que signifiait bien petit déjeuner, prendre un bon repas. Son petit déjeuner se constituait de café clope. Son déjeuner c'était ce qu'il arrivait à subtiliser aux commercants. Son diner c'était ce que lui offrirait les partenaires d'un soir. Il avait renoncé à travailler honnetement. Il n'avait pas une tete qui inspirait confiance.

«Foutaises.. »

c'est ce qu'il lacha quand il songe au nom de lécole Paradise machin chose. Tsss comme si le paradis pouvait descendre sur terre. A croire que le bonheur était pour tout le monde..Connerie, sa mere n'avait pas eu le droit à la tant rêvé cuisiniere mais elle l'avait eu lui alors le bonheur parlons en...

le mépris s'alluma dans les yeux couleur cendre. On aurait pu croire qu'il adressait ce regard à l'inconnu mais il était destiné au monde en général. Il méprisait tout le monde et se méprisait lui meme. Pourquoi l'homme était un imbécile qui voulait toujours, ce qu'il n'aurait jamais? Parce que c'est la condition humaine d'être con.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Dim 31 Oct - 20:00

Yuki avait fini par se décider.Il était un peu énervé des suites de son coup de fil. Ces types avaient passé leur vie à faire des conneries, et tout ce qu'ils trouvaient à dire maintenant, c'est "bon courage, tu t'en sortira! Ou pas." Sauf que là, il avait pas besoin d'encouragements foireux, il avait surtout besoin qu'on l'aide! Sauf qu'évidemment, il ne pouvait pas demander de l'aide, parce qu'il avait sa fierté et qu'il y tenait d'une part, parce qu'il ne voyait personne à qui demander si ce n'est Atsu, mais son grand frère par adoption ne pouvait pas venir ici d'une autre, et enfin parce qu'il avait une saleté d'étiquette gravée sur son front dont il ne pouvait pas de dépêtrer d'un seul coup et sans conséquences ensuite. Donc bon, il avait décidé d'être agacé. Peut être plus parce qu'il avait envie de l'être que par agacement réel, mais pas grave, il l'était quand même pour le moment. Oui, pour le moment, parce que pour que Yuki soit énervé longtemps, ca... Il ne faut pas être optimiste en excès, ca pourrait être mauvais au final.

Enfin, on y peut rien. Il n'allait pas changer de numéro juste pour avoir la paix, surtout que dans l'avenir, avoir le numéro de personnes pas trop guindées pourrait être salvateur pour sa santé mentale.Il poussa un nouveau gros soupir en rangeant son téléphone dans sa poche. Il ne le sentait vraiment pas.... Certes, Haruka, avec qui il s'était entretenu, et avait débattu était quelqu'un qui semblait être gentil et intéressant, mais il ne savait pas du tout si c'était le cas de tout le monde. On peut même dire qu'il en doutait fortement, et, méfiant comme il était, il préférait se dire non, plutôt que penser oui, et être déçu au final.
Une brusque quinte de toux lui apprit qu'un fumeur ne devait pas être loin. Et effectivement, il vit quelqu'un écraser un mégot. Puisqu'il l'écrasait, ca voulait dire que l'inconfort disparaitrait tout aussi vite, et heureusement d'ailleurs. Il profita du fait qu'il approche pour le détailler. Il était maigre. C'était la première chose qu'il constatait. Ensuite qu'il semblait habité d'une certaine forme de colère. Pas par rapport à quelqu'un, mais plutôt vis à vis de tout le monde, même, et surtout, ceux qui n'y étaient pour rien. Et au passage peut être un appel à l'aide lancé du bout des lèvres, et inconsciemment. Tant de choses qui lui donnèrent envie de lui parler et faire connaissance un peu. La curiosité, et le sentiment d'appartenance ne se contrôlent pas.

Il arqua un sourcil en entendant son "foutaises". Ca confirmait quand même bien sa première impression de colère renfermée. Ca promet. Mais le brun aime les défis, et ca ne le dérange pas de se faire jeter, donc pas grave.

-C'est bien ce que j'ai essayé de dire aux fleurs parce qu'elles ont changé de tête, mais elles n'ont pas voulu m'écouter. Dures de la feuille ces petites...

Humour à deux balles, mais c'est pas grave, c'est pour la bonne cause. Atsu lui a souvent prouvé en actes que le rire chasse énormément d'idées noires de la tête de toute le monde. Lui mettait ce principe en application. Il farfouilla dans ses poches, avant de finir par en sortir une sucette au citron, et la tendre à l'inconnu.

- Tu en veux? Ca chassera le goût...

Yuki a beau ne pas fumer, il sait que ces sucettes à tabac ne laissent jamais un très bon goût dans la bouche. Alors autant le chasser comme on peut, avec ce qu'on a, n'est ce pas?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 2 Nov - 14:27

Ce n'était pas lui qui aurait le droit à des coups de fil de bonne chance ou d'inquietude. Les rares sms et coup de fils , qu'il recevait, venait de sa tendre dulcinée. Tendre? C'était de l'ironie. Il n'y avait pas de tendresse là dedans seulement de la destruction, de l'écorchés vifs. Viens que je t'enserre dans mes bras, comme des lianes et que je t'étouffe. Voilà le genre de phrase qu'elle pouvait lui sortir et lui, c'était pas des coups qu'il lui donnait mais des mots violents. L'étrange couple avait été le point de mire des autres. Comment un jeune homme comme lui pouvait sortir avec une femme pouvant etre sa mere? Ca avait choqué les honnetes gens. Ils n'avaient pas compris Ryusei. Le juge n'avait pas compris non plus, malgré son intelligence. Pour son anniversaire, il lui apporter des chrysanthèmes. Elle avait aimé. La bouche rouge carmin était venue le mordre au cou. Ils avaient fait l'amour avec hargne.

Au fond, toute sa vie n'était qu'un labyrinthe dont il ne voulait pas sortir. Il ne voulait pas LA perdre, pas une seconde fois.ELLE le détestait mais au moyen, ELLE le voyait. La haine était préférable à l'indifférence. Si il avait osé en parlé à quelqu'un, on l'aurait traité de masochisme. En un sens, c'était vrai. Apres tout ne fumait il pas comme un pompier se cramant les poumons, qui devaient déjà être noir comme la suie? Ils devaient etre dans le meme état que son coeur, noir comme du charbon. Il entendit une quinte de toux alors qu'il cherchait la solitude. Il écrasa ainsi sa cigarette du pied. La haine était dans ses yeux cachée sous la dureté, sous la paleur de sa peau. Son corps maigre donnait l'impression qu'il allait tomber à chaque instant. Il n'était pas fragile pour autant.L'étrange ambiance familiale, ou il avait grandi, était autant sa force que sa faiblesse. La rue lui avait enseigné la méfiance, la fourberie et fait en sorte que le garçon voit en la délinquance, une porte salvatrice. Il était enfermé dans un cercle vicieux, rien ne pouvait changer, c'était pas comme ces fleurs étranges. Il avait du mal les regarder parce que maintenant que son interlocuteur le faisait remarquer, il vit qu'elles avaient effectivement changé. L'humour a deux balles fut mal pris. Il n'y vit qu'un moyen de l'entuber.

« Et apres? »

demanda til démontrant qu'il ne s'intéressait pas aux fleurs. Il n'y connaissait que l'espece des chrysanthèmes alors il aurait été bien infoutu de nommer les fleurs ici présentes et de mener une conversation florale. Il s'y connaissait plus en cheminée, en délinquance, en haine , en économie mais les fleurs..A quoi elles servaient les fleurs? Ah rien,si peut etre a donner l'illusion de la beauté alors que tout était pourri. C'était comme ces poumons, ils devaient bien etre pourris par la clope. Il n'aurait jamais du commencer à fumer. Il n'avait pas eu le choix, tout comme pour l'alcool, tout ca pour capter l'attention de son pere qui s'était tout de meme fait la malle. Il avait du trouver une femme mieux foutue que sa mere. Elle était laide sa mere mais intriguante, fascinante par sa dangerosité. Meme Clarris n'était pas aussi dangeureuse qu'elle. Il voyait sa mere comme une femme prete à glisser des serpents dans le berceau du nouveau né afin de l'étouffer, en véritable grecque.

Le jeune homme détailla le type lui faisant face. Lui aussi avait les cheveux sombres, la peau un peu pale mais pas aussi maigre que lui. En le voyant lui proposer un truc, il songea que le type était un naif pouvant se faire tromper par tout le monde. Le type meme qu'on peut violer sans qu'il le sache. Puis il songea que c'était peut etre un moyen de le tromper lui. De toute maniere, le sucre c'était de la drogue.

«  Non. »

Il ne voulait pas tomber dans le piege de la drogue. En fait, ce type était un dealer. Il soupira et lacha par la suite.

«  Va fourguer tes trucs ailleurs. Ya pas marqué tête de con sur mon front. »
Non mais il se prenait pour qui cet imbécile? Il croyait vraiment qu'il allait prendre ce truc et devenir comme les autres toxico. Il avait déjà vu un type crever d'overdose, dans le couloir de son immeuble, il n'avait guere envie de faire lui meme l'expérience.

«  Con de juge.. »

Oui con de juge parce que ce con l'avait envoyé dans un endroit au couleur du paradis pour mieux le torturer. Lui aussi avait voulu le tromper. Si il sortait de cette prison un jour, il irait lui dire deux mots à cet enfoiré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 2 Nov - 16:59

Comme attendu, son interlocuteur n'était pas un grand ponte de l'amabilité, de la gentillesse, et de la douceur. Mais ca, Yuki s'en fichait un petit peu. Dans la rue, on n'apprend pas les bonnes manières ou l'entraide du plus faible. C'était quelque chose que lui pratiquait parfois même sans s'en rendre compte, mais pour cela on le prenait pour un étranger, un machin bizarre qui pouvait peut être être dangereux pour soi. On avait rennoncé à essayer d'abuser de cette gentillesse parce que ca ne marchait pas. D'un côté le brun était aussi fuyant qu'un courant d'air, et de l'autre, il y avait Atsu qui surveillait de loin son petit frère adoptif histoire d'éviter tout débordement malheureux.Sans oublier qu'à force de souvent se battre avec lui, il avait fini par avoir un niveau de combat plus qu'acceptables, et il y en avait beaucoup qui s'étaient fait voler dans les plumes à cause de ca. Ce n'est pas pour rien que Yuki s'était retrouvé un chef de gang de taille appréciable respecté et aimé de ses subordonnés. Il régnait par gentillesse et fermeté, et ca marchait.
Et avec ca, il était très patient.Il était capable de passer des semaines à travailler quelqu'un pour réussir à en tirer ce qu'il y avait de bon en lui. Autant dire que ce n'était pas ca réponse laconique qui allait le déstabiliser, loin de là.

- Après, elles se sont tournées vers les derniers rayons de soleil en me laissant seul avec ma solitude. Les fleurs ne sont pas aussi gentilles que ce qu'on peut croire en fait...

Il n'avait pas quitté son sourire tranquille, et son assurance empreinte de gentillesse, ainsi on pouvait le croire nullement déstabilisé par la rebuffade du brun, et c'était plus que vrai. Il savait que l'or dormait sous la suie, même si il avait passé plus d'une heure à essayer de prouver le contraire avec Haruka. Personne n'était fondamentalement noir. Il y avait toujours du gris. Et parfois, le simple fait de savoir que d'autres croient en nous nous rend meilleur.

Lorsqu'il lui refusa sa sucette, Yuki pencha la tête sur le côté, puis éclata de rire. Et méfiant avec ca! Exactement comme un chat sauvage.

-Le sucre est une drogue bien plus douce que la clope. Et qui a meilleur goût en plus!

Ce faisant, il avait récupéré la sucette refusée, et pour la consoler, il l'avait mangée lui même. Sa sucette à lui. Il avait déjà mangé du sucre, mais le sucre, c'est la vie, on ne compte pas lorsqu'on l'aime.

-Et qui plus est, elle a le goût d'améliorer l'humeur. Ca pourrait d'être utile!

Il n'y avait aucune méchanceté ou reproche dans sa voix, simplement de la malice et de l'amusement. Ces deux là d'ailleurs pétillaient dans son regard vert émeraude comme les bulles d'un verre de champagne. Pour tout vous dire, en fait, le brun était surtout heureux d'avoir croisé quelqu'un comme lui, et qui était tout aussi peu à l'aise que lui dans ces lieux. En entendant son cri du coeur, il haussa vaguement les épaules.

- C'est sûr qu'envoyer un clochard dans un palais ne l'aidera pas à se sentir mieux, bien au contraire...

Doucement, il avait ramené ses jambes sous lui, assis sur son banc, tout en mordillant sa sucette. Mine de rien, ca détend d'avoir quelque chose dans la bouche.

- Mais bon, on m'a laissé le choix entre ici et la taule. J'ai préféré la prison dorée à la prison de béton. Comme toi apparemment.

En fait, ca avait énormément arrangé les autorités, parce qu'elles savaient que Yuki n'était pas coupable, mais le brun pour sa part n'en avait pas démordu pour protéger ceux qu'il couvrait. Alors Paradise avait été plus qu'un aubaine!

- Toi aussi tu es arrivé ce matin?

Comme il avait l'impression de connaître son interlocuteur, il se doutait qu'il allait se faire envoyer paître sous prétexte qu'il parlait trop, mais bon. On ne dompte pas un cheval sauvage en lui sautant brusquement dessus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Ven 5 Nov - 14:40

Les grandes discussion n'étaient guère son point fort. Non pas par timidité mais bien parce qu'il n'avait pas envie de parler aux gens. Pourquoi devraient ils entammer la conversation avec des personnes voulant se jouer de lui. Il faut le comprendre, dans son monde à lui, la sincérité était toujours un moyen d' obtenir quelque chose de l'autre, quelque chose qui bien sur se pairait. La gentillesse n'était qu'une mascarade destinée à hypnotiser les brebies pour n'en faire qu'une bouchée. Le jeune homme songea avec un certain cynisme que l'autre pensait vraiment l'avoir avec son baratinage sur les fleurs. N'empeche comme introduction piégée, il avait vu mieux. Il lui fit la tete de arrete de me prendre pour con avec tes fleurs , comme si de nos jours quelqu'un allait s'intéresser aux fleurs.Bon peut etre qu'on s'intéresserait aux herbes de provences, au pavot mais des fleurs ne rapportant rien..Il fallait être fou ou neuneu ou encore bon comédien pour faire croire que l'on s'intéresse à de stupides fleurs.

« m? »

Maniere de dire : cause toujours , tu m'intéresse vraiment avec tes fleurs qui te boudent. Puis les fleurs c'est rien que des fleurs. Ca cause pas, ca a pas de sentiments donc ca n'a pas des sautes d'humour, n'importe qui sait ca. Il songea ensuite que son interlocuteur devait être un échappé de l'asile cependant il n'avait guère une tete de fou. Comme quoi l'habit ne fait pas le moine. D'ailleurs il n'avait meme pas la gueule d'un type pouvant faire du mal à qui que ce soit, par contre ; il avait la gueule du type pouvant bien se faire violer sans avoir compris que ce comportement pouvait allumer des envies chez des personnes peu recommandables. En résumé, soit c'était un crétin, soit il était fourbe. Laquelle des hypotheses étaient vraies? Il ne savait pas. La réponse viendrait au fil de la conversation pour peu qu'il accepte de tenir la jambe à la personne.

L'or n'existe pas. Il n'était que mensonge. Il était conçu pour tromper les gens. Il n'y avait pas d'or sous la suie. Il n'y avait pas gris. Le brun était un homme qui avait souffert, meme si il niait le contraire, et il imaginait bien que ce jeune lui faisant face n'était peut etre pas aussi con qu'il le paraissait. Apres tout, le serpent tentant Eve, ne l'avait pas menacée, ni meme battue pour que l'infortune commette la faute originelle. Il avait simplement user de son charme et de sa soi disant gentillesse. Tu crois vraiment pouvoir me tromper avec ton sourire gamin qui semble dire que tu es incapable de faire le mal? C'est ca et Al capone, il n'a jamais tué personne, c'était un Saint victime d la société, le bouc emissaire dont tout le monde avait besoin pour avancer.

Bon maintenant, son interlocuteur se foutait de lui. Pourquoi il riait sinon? Quoi ne me dites pas qu'il avait fait le con a refuser de la drogue? Ou alors c'était rien qu'une tactique pour qu'il succombe à son tour.

« Au moins ca abetit par le cerveau... »

Le pire c'est qu'il y croyait. Il avait éduqué ou plutot dressé à croire cela. Sa mere lui avait bien expliqué que le sucre c'était de la merde, que ca rendait débile et que ca servait à rien sinon a ne pas être pris au sérieux. Il est triste de voir combien des enfants peuvent croire aux mensonges de leurs ainés. Ils sont crédules et apres? Cela ne va pas dire pour autant qu'ils sont betes. Ils ont bien compris la leçon qu'il ne faut jamais emmerdé les parents parce que les parents sont les détenteurs de certaines vérités.

« Tsss. »

Le mépris se glissa sur le visage de Ryusei en meme temps qu'un certain étonnement. Il n'avait jamais vu de dealer consommer sa propre marchandise. Bien souvent les dealers ne sont pas des drogués alors pourquoi mangeait il la sucette? Est ce que le sucre était vraiment de la drogue? En ce t instant, il doutait mais un peu seulement.
L'instant d'apres, il se mit a marmonner contre ce juge a la noix qui l'avait envoyé ici. Pourquoi d'ailleurs? Parce qu'il pensait que ca aiderait Ryusei. Aider a quoi? Pourquoi n'arretons pas de le sermonner, lui dire qu'il avait un probleme? Est ce qu'il avait une étiquette sur le front ou l'on pouvait lire : type a emmerder? Sérieux parfois il se posait la question.

«  J'aime pas cet endroit.. »

Qui a t il de mal de laisser paraître qu'on aime guere se trouver dans un endroit ou on sent qu'on a rien a y faire.il eut l'envie soudaine de se barrer, d'essayer la fugue. Ce serait pas la premiere fois qu'il fugait alors quel mal il y aurait?

«  J'ai pas eu le choix. »

dit il seulement. On lui avait meme pas proposé la taule de béton. Pourquoi d'ailleurs? Il y avait quelque chose de particulier ici? Une fabrique de drogue ou ils seraient des esclaves? Surement. Ce serait pas la premiere fois qu'il verrait un juge corrompu.

«  Oui. »

Seule réponse laissait il tombé comme si on lui arraché le mot du fond de la gorge. Il fit quelque pas afin de ne pas rester inactif. Puis il tendit soudainement la main vers l'interlocuteur. C'était pour la sucette pas pour faire les présentations.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Ven 5 Nov - 18:25

Le manque de réactivité de son interlocuteur ne le dérangeait toujours pas. Il pourrait faire tout ce qu’il voulait, il n’arrivera pas à dégoûter Yukichi. A partir du moment où il avait décidé que quelqu’un l’intéressait, tu pouvais faire ce que tu veux, il ne changera pas d’avis. La petite huître en face de lui, il allait l’ouvrir, d’une manière ou d’une autre, pour pouvoir enfin regarder la belle perle qu’elle cachait à l’intérieur. Et lorsqu’il l’aurait vue, il la laisserait où elle était, mais il ferait en sorte qu’elle ne se cache plus jamais comme elle le faisait maintenant.
Passer pour un idiot ou un fou, ca ne le dérangeait pas le moins du monde, loin de là. En effet, on éprouve une certaine sympathie pour les fous à cause de ce qu’ils sont, parce qu’ils n’ont pas choisit de l’être, et également parce que tout le monde sait qu’ils ne sont pas à l’abri de le devenir. Et personne ne se méfiait des idiots. Ils ne sont que des enfants qui sont restés coincés où ils sont sans pouvoir évoluer. Alors oui ; peut être qu’il le faisait un peu exprès, mais le sucre met plus en confiance que les épices. De plus, il était tendu, et dire des bêtises l’aidait à évacuer la pression que ce lieu lui mettait. Ainsi, à son « mm ? » Il ne répondu que par une grimace enfantine et rieuse. Ne cherches pas, tu ne l’aura pas je te dis. Pour lui, le simple fait qu’il ne réponde pas par la violence signifiait une petite victoire. Après c’était à lui de capter peu à peu son attention, pour enfin réussir à parler avec lui. Pas à la coquille, mais plutôt au type qui se trouve en dessous.

Mais il fallait avouer que toute cette méfiance était tout de même assez amusante. Ce qui expliqua que Yukichi se mit à rire. Il le trouvait très amusant, ce chat sauvage avec de la suie sur le pelage. Attirant également. Non, je n’étais pas en train de vous dire qu’il avait envie de lui rouler une pelle à la sauvage, simplement qu’il sentait qu’il avait plein de secrets en lui, et que Yukichi mourait d’envie de les découvrir et les protéger un par un.

- Je te l’ai dit. Le sucre favorise la réflexion. Pour la mémoire, c’est plus du poisson qu’il faut, mais puisque le poisson et le sucre ne vont vraiment pas ensemble, on va rester sur ce premier.

Depuis le début, il n’avait pas quitté son air malicieux, on peut même dire qu’il se renforçait de seconde en seconde. Les chats sont toujours attendrissants lorsqu’on les regarde tourner et sauter autour d’une balle, et bien Yukichi était dans la peau du chat là. Le mépris de son interlocuteur lui glissait superbement dessus comme si il ne le voyait pas. Et bien figurez vous que c’était le cas. Non, il n’est pas idiot. Simplement en partie aveugle. Pour lui, soit le verre est vide, soit à moitié plein, mais jamais à moitié vide.

Sucette en bouche, il hocha la tête pour lui montrer que lui aussi, il partageait son point de vue quant aux lieux.

- Moi non plus. C’est trop propre.

Non, ca ne voulait pas dire que Yuki était un adepte de la saleté, de la moisissure et de la poussière, il ne faut pas rêver non plus. Cela voulait tout simplement dire qu’il n’aimait pas trop cet endroit parce que tout y était trop beau, trop gentil, trop attentionné, pas assez égoïste. Ca ne sonnait pas de la même manière que dans le monde où il avait été élevé, et qu’il avait apprit à refuser de tout son être, donc du coup il restait extrêmement méfiant.

Il ôta sa sucette après avoir donné un petit coup de dents dedans, de sa bouche, et la regarda. Les rayons du soleil couchant jouaient avec, et on pouvait y voir à travers. Il y avait des bulles d’air enfermées dedans d’ailleurs, c’était amusant. Yuki essayait toujours, et à succès il faut croire, de trouver du beau et de l’amusant dans tout ce qu’il avait sous les yeux.

- Oui, mais d’un côté, est-ce-qu’on t’a vraiment laissé le choix, un jour ? Sans te mentir à toi-même ?

Parce que oui, il y en a pas mal qui disent « oui mais j’avais le choix » parce qu’ils ne veulent pas reconnaître que ce sont les autres qui l’ont poussé indirectement à le faire. Yuki était conscient qu’il ne l’avait que très rarement eu, jusqu’à ce qu’il foute tout en l’air, y comprit une bonne partie de sa vie. Il avait tout renié, et dans l’ensemble, il trouvait que ca l’avait servit.

Toujours sans cesser de sourire, il observa son petit manège, et se retint à grand peine de sourire d’un air victorieux lorsqu’il lui tendit la main. Tout de suite après, il avait mit une sucette à l’orange dedans. Bien sûr qu’il attendait qu’il craque, qu’est ce que vous croyez ?! Mettez une boîte fermée et colorée face à quelqu’un, et attendez de voir combien de temps il va tenir avant de l’ouvrir par curiosité.

- Elle est à l’orange. Je ne sais pas si tu aimes, mais puisqu’il semblerait que tu n’en ai jamais, ou presque mangé… Je peux te passer plusieurs goûts pour que tu te fasse une idée si tu veux.

Voilà, y aller en douceur, et surtout lui montrer qu’il avait la bride totalement sur le cou ! Oui, il est fort le petit Yuki, mais que voulez vous, la formation Atsuienne apporte énormément de choses, même certaines qu’on ne penserait pas avoir.

- Tu dors dans quelle chambre ? J’ai entendu parler qu’on pouvait choisir nos colocataires… Et qu’ils ne voulaient pas qu’on soit tout seuls.

Evidemment, le contraire aurait été trop beau, hein ? Yuki se leva et alla ramasser une fleur. Elle avait été coupée, mais elle était encore pleine de vie et de sève. Doucement, il la porta à son nez pour voir si elle avait une odeur.

- Ah ! Leurs fleurs sont très parfumées, c’est rare !

En effet, en ville à cause de la pollution, les fleurs n’avaient quasiment plus d’odeur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Sam 13 Nov - 17:37

Manque de réactivité? J'aurais plutot vu ca comme un manque de relations sociales l'empechant d'aller vers les autres. Pour comprendre le pourquoi, il fallait remonter jusqu' aux racines et plonger dans les profondeurs d'une éducation s'appuyant sur la haine. L'amour n'était qu'une illusion, la haine était le seule vrai sentiment qu'un parent et un enfant peuvent avoir. L'amour c'est la haine et la haine c'est l'amour voici comment fonctionner Ryusei est autant dire que cela ne sera pas simple de l'atteindre, d'enlever les tonnes de suie formant presqu'un mur infranchissable entre lui et les autres. En meme temps, ce mur la , Ryusei le maintenant en pensant que les autres n'étaient que fourberies et moqueries incarnées. Il était peut etre physiquement perdu dans un labyrinthe , cela valait aussi au niveau du mental et du psycholique. Ca devait être un labyrinthe formé de cheminées a rallonge qui partent dans tous les sens. En bas, se trouvent les parents attisant le feu et en haut le ciel bleu qu'on cherche à atteindre , symbolisait la sortie du labyrinthe seulement lui il ne l'avait jamais trouvé. Peut etre que si il y avait eu un Atsu, durant l'enfance, il y aurait eu un espoir mais la l'espoir était infime, meme inexistant. Qui donc aurait la patience de supporter le caractere et le comportement de Ryusei pour le sortir du cercle vicieux dans lequel on l'avait foutu et dans lequel il se maintenait par peur du boulerversement.

Le sucre c'était blanc, c'était le monde de la douceur et de la joie, choses qu'il n'avait jamais connues du coup ca le rendait méfiant. Il faut comprendre le monde de Ryusei est anomal du point de vue de la société. Celui de la société est anormal, du point de vue de Ryusei. Comment peut on comprendre le truc? Eh bien en faisant appel à la loi de la relativité. Elle explique pas mal de choses mai elle n'excuse par le fait que des parents maltraitent psychologiquement un enfant parce qu'ils n'ont pas eu la nouvelle cuisinière qu'ils auraient voulu avoir, on s'entend bien. Si on commence à excuser ça , on risque de bientôt excuser les génocides commis par des hommes sur d'autres hommes. Il faut donc faire attention à la loi de la relativité. Elle peut expliquer certaines choses mais elle n'excuse, ni explique tout. Certaines choses gardent une part de mystère ou de folie.

Le comportement de Ryusei faisait rire Yukichi. Lui pas. Qu'est ce qu'il avait dit comme connerie? Pourquoi l'autre se foutait de sa tronche ? Le jeune homme le regarda d'une manière particulierement acide. Si vous etes passé pour voir un bisounours autant dire que vous vous etes plantés de chemin. Ryusei c'est pas un bisounours mais plutot un chat sauvage qui feule dès qu'une main humaine s'approche trop de son pelage. Non content de se foutre de lui, l'autre venait à le traiter carrément de stupide.

«  Voyez vous ça, tu te fous de ma gueule et tu pense que je suis trop stupide pour le voir..tsss... Non je vais pas te casser la gueule, comme on pourrait le penser, je vais simple ignorer ta bêtise... »

Il continuait toujours à employer ce ton horripilant de profond détachement. C'était bien ce qui avait ernervé ces anciens professeurs et nombreux de ses ennemis. On pouvait le voir comme un etre stupide. Il l'était surement seulement il n'en avait guère conscience. Ce que le jeune homme s'était caché à lui meme, c'était bien aussi l'envie d'être comme les autres gosses entourés d'affection et d'amitié saine. Mais admettre cela, c'était bien prendre le risque de se détruire surtout qu'il n'avait encore personne à qui s'ouvrir et sur qui s'appuyait.


Il ne se sentait pas à l'aise dans ce labyrinthe avec ces fleurs étranges, mal à l'aise avec les hotes et hotesses qui semblaient vouloir prendre le rôle de bisounours. Comme le disait Ryuichi, ce monde la était trop propre. Il se demanda un instant si il y avait une cheminée surement qu'il y en avait une . Il pourrait alors se cacher la dedans. Il pourrait renouer avec son ancien métier. Avec la suie, il se sentait comme avec une vieille amie.

«  Espérons qu'ils aient une cheminée à nettoyer »

C'était plus prononcer pour lui meme que la traduction d'un désir de faire la conversation avec un gars qui le prenait manifestement pour un con. Comme dirait le proverbe, on verra bien qui rira le dernier. Non mais c'était quoi de ce drogué consommant sa propre drogue? Il le considéra étrangement se demandant de quoi vivait ce dealer et pourquoi il était encore envie si ses patrons étaient au courant qu'il dilapidait la vente a des fins personnelles.

«  Le choix c'est une conception que je connais peu après tout je n'ai pas choisi de venir au monde »

Cyniquement il pensait à ses parents qui l'avaient accusé d'avoir commis l'immonde crime d'être venu au monde sans crier gare. Dommage qu'il ne soit pas mort à la naissance , il aurait ainsi , été un mort né de plus parmi tant d'autres, fichu la paix à ses parents, leur aurait peut etre occasionné des condoléances monnétaires ainsi ils auraient pu acheter leur cuisiniere et peut etre avoir une baignoire pour que madame sa mere s'y prélasse en attendant le retour de son cher et tendre époux. Il se garda bien sur de faire part de sa découverte au suceur de sucette. Il se devait de garder une part de cynisme pour lui meme. Peut etre que maintenant sa mere avait la paix ou peut etre encore l'injuriait elle dans sa cellule en songeant a cet immonde enfant responsable de sa déchéance.


Le voir titiller, manger la sucette avec une gourmandise digne de dionysos lui meme; le jeune homme avait finalement cédé à ce qu'on appelle la curiosité. Au pire, si il devenait drogué et mourrait d'une overdose , qui cela dérangerait? Son juge peut etre. En tout cas, il lui manquait plus que ca et le meurtre et le viol comme crime a commettre. Non il ne les commettrait pas, pas complement con non plus.

« Ok »

Qu'est ce que vous voulez qu'il ajoute d'autre en guise de commentaire? C'est un associal , je vous rappelle toujouts est il que derriere ce ok, il fallait comprendre : je veux bien celle à l'orange et si ca me plait, je tenterais bien les autres parfums. Encore fallait il déjà qu'il goute à l'orange. Il en avait jamais mangé de sa vie. Il déballa la sucrerie comme si il avait peur que celle ci lui saute à la tronche, un brin de méfiance toujours brillant dans ses yeux.

Il mit la douceur dans sa bouche. Ce truc le ft saliver. Il fut obliger d'avaler maintenant sa salive qui avait un goût...doux...agréable..délicieusement bon. C'était donc ca le goût du sucre et de l'orange? Ouais c'était pas mauvais. Bon il semble avoir compris comment manger la sucette et pour sucer, il était bon. Il faudra juste lui expliquer qu'apres un moment, il fallait mordre dans la douceur pour pouvoir toujours manger.

«  Aucune idée. Je veux personne »

Au moins ca c'était clair et net. Si on voulait le foutre avec quelqu'un, il irait dormir dehors à la belle étoile ou encore dans la maison en verre aperçue tout a l'heure et qui l'avait laissé de marbre. Non il se sentirait pas bien dedans. Il fallait un truc moins transparent, moins propre. Peut etre sur un canapé du hall alors?

«  Les fleurs ca sert à rien.. »

Cassage de Ryusei qui venait de rompre la magie des lieux et comme si les fleurs comprenaient, il eut l'impression de voir quelques une d'entre elle sourire de maniere mystérieuse comme si elles lui disaient : Ah tu crois ca .

«  Etrange... »
Etait une réaction secondaire au fait d'avoir consommé du sucre. Il fut bien tenter de le croire a moins que ce ne soit la fatigue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Dim 14 Nov - 15:38

De même que son mépris, l'acidité du regard de son cher petit camarade lui passait largement au dessus de la tête. Si il le regardait comme ca, c'était qu'il avait capté son attention. Si il le regardait avec cet air acide et peu engageant, c'était qu'il avait subitement mérité plus venant de lui que du simple respect. Alors il avançait petit à petit, sans cesser de sourire. Yukichi était plus souvent attiré par les chats sauvages que par ces grosses boules de poils squatteuses de canapés et incapable de faire autre chose que de manger et se faire gratter derrière les oreilles. Les chats étaient d'autant plus agréables que lorsqu'ils avaient du caractère. Quitte à se prendre plusieurs coups de griffes avant, on se sentait bien plus heureux et fier de soi lorsqu'on parvenait enfin à caresser et câliner l'animal. Ainsi, son sourire ne bougeait pas d'un iota, on pouvait même dire qu'il se faisait de plus en plus lumineux de minute en minute. Il était bien trop heureux de croiser enfin quelqu'un qui venait du même milieu que lui, et qui ne puait pas le propre, le bonheur et l'argent à des kilomètres à la ronde.

- Le fait que tu en parles signifie bien que tu ne l'ignores pas tant que ca!

Au jeu du "je veux avoir raison" auquel se livrent les gosses dans les cours de récréation parce qu'ils n'ont rien de plus constructif à faire de leur journée, Yukichi était un professionnel de la chose. Et en plus de ca, ca ne le dérangeait pas du tout de le faire, bien au contraire. C'est souvent en agissant de manière puérile, et en faisant agir les gens ainsi, qu'on parvient à leur faire baisser leurs barrières. D'ailleurs, Ryusei n'en avait pas conscience, mais millimètre par millimètre, elles se descendaient. Et il avait l'intention de continuer. Jusqu'où? Jusqu'à ce que sa curiosité soit satisfaite d'une part, et ensuite jusqu'à ce qu'il cesse de le voir comme une nuisance ennemie. Mine de rien, ca ne plaisait pas trop au brun. Il ne s'en rendait pas compte, mais il était en train de faire pour son interlocuteur le même travail que Atsu avait fourni pour lui. Lorsqu'on dit que les gosses répètent les mêmes schémas que leurs parents, c'est pas pour rien en fait!

- Si tu vois les toits, il y en a au moins huit par bâtiments... Tu es ramoneur? J'admire ton courage...

Oui, Yuki se sentait tellement bien ici qu'il avait préféré regarder les toits plutôt que de devoir se concentrer sur les autres et ceux qui l'entouraient. Yukichi souffrait de claustrophobie avancée. Il n'était pas capable de dire d'où lui venait une telle phobie, mais une chose était sûre, il devenait à la limite de l'hystérique une fois enfermé, privé de lumière ou de marge de mouvement. Alors forcément, une cheminée c'était au dessus de ses forces pour lui.

- Oui, mais tu as bien choisi de continuer à vivre quand même. Et visiblement, tu as choisit de rester dans ta cheminée par peur de tomber au ciel.

Il est gentil, le Yuki, mais il n'a pas la langue dans sa poche. Lorsqu'il a quelque chose à dire, il le dit, et puis zut si ca ne fait pas plaisir. Ce n'est pas avec des ronds de jambes qu'une conversation peut avancer, malgré ce que certains peuvent croire, alors il allait droit à l'essentiel. Et puis, si il le mettait hors de lui, ca signifierait une forme de victoire pour lui. Énervé, on ne fait plus attention à ce qu'on dit, et on devient par la même beaucoup plus franc et direct. S'énerver facilite le dialogue. Ca peut sonner étrange comme ca, mais bon.

Mais prévenant le cas où il s'énerverait, il avait lancé l'attaque sucette! En effet, lui même était plus coulant lorsqu'il avait quelque chose de sucré dans la bouche, il avait remarqué. Et puis sa surprise, et son plaisir bien lisible sur ses traits, en découvrant le goût avait quelque chose de particulièrement plaisant, et Yuki ne se gênait pas pour le savourer avec le même délice que si c'était la sucette qu'il avait à la bouche en ce moment précis.

Un léger rire lui échappa.

- On est deux. J'ai pas franchement envie de dormir avec un parfait inconnu à côté de mon lit.

Ben oui, méfiant de première comme il était, il était obligatoire que l'idée ne le tente pas, mais alors pas du tout. Mais en même temps, ce n'était pas comme si on leur laissait trop le choix...

- Ils disent qu'ils nous laissent le choix, mais bon, ils sont un peu cons aussi. On connaît personne, c'est pas comme si on pouvait choisir grand chose.

Pendant ce temps, il s'amusait avec sa rose, la faisant jouer entre ses doigts pour en admirer les pétales, les nervures de sève qui coulaient dessous, et même les épines. Sans oublier la goutte de sang qui perlait à un de ses doigts pendant qu'il s'y était piqué.

- Les fleurs sont comme le ciel, les nuages, l'or et les rires. Elles nous rappellent qu'il existe du beau qui survit au monde.

Yukichi ou l'éternel optimisme, on devrait écrire un livre dessus un de ces quatre, il ferait fortune.

- Et puis, elles apportent un petit peu de couleur, ca ne fait jamais de mal.

Après tout, en hiver on a tôt fait de finir dépressif justement parce que tout est gris, noir et blanc. Alors dès qu'on voit un peu de rose, de jaune ou de bleu, tout de suite, ca va mieux. C'est con un humain, parfois, n'est ce pas?

- C'est ce que je me dis aussi. Ils t'ont envoyé ici pour quoi?

Le brun semblait bien avoir des réserves de bonne humeur à toute épreuve, et il en était tout à fait fier, et inconscient. Pour lui, être optimiste et chercher le bon côté chez quelqu'un était un réflexe absolu. Ainsi, c'est lorsque subitement il devient résigné et indifférent à tout qu'il faut commencer à sérieusement s'inquiéter pour lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Jeu 18 Nov - 18:46

Pour capter son attention, il l'avait capté sinon Ryusei aurait fait demi tour sans demander son reste. Il n'aurait pas continuer la conversation dans ce jardin où il se sentait aussi a l'aise que Bambi débarquant dans le royaume de Dracula. Il faut dire que la méfiance était toujours de mise. Ce n'est parce qu'un endroit paraît beau, qu'il ne contient rien de dangeureux. Apres tout,on avait assez vu un moucheron s'approchant d'une fleur et se faire bouffer parce que la plus belle fleur était en fait une plante carnivor. On oublie pas aussi ses charmantes fleurs o combien belles qui s'avèrent etre vénéneuses tout comme les champignons. Tiens ce que l'on aperçoit dans les stroumph, rouge a poids blancs sont en fait dangeureux pour la santé. Alors meme dans le monde de l'enfance; il y avait dû danger. Pour l'instant, il était toujours un peu méfiant envers le jeune homme. Si il baissait sa garde, il risquait fort de finir comme certain Mooglie envers un certain serpent a sonette. Plutot élogieux de voir Yukichi en serpent non?

« …. »

Silence glacial a la premiere réplique de Yuikichi. Attention Yuki surtout quand on s'adresse a Ryusei, il faut prendre des gants parce que sinon il se referme comme une huître. Au fond, Yuki le dérangeait et en meme temps, il en était quelque peu captivé.. Il faut dire qu'il y avait un mystere dans ce fameux suceur de sucette. Pourquoi il serait tout de blanc celui la? C'était impossible. Personne n'est fait que de blanc. Ya du noir dans tout le monde. Bon pour Ryusei, le blanc était un peu étrange. Il était sali par des années d'une éducation où l'amour était en fait office de haine. Claris était une belle plante, une plante vénéneuse. Pourtant il s'était volontairement jeté dans ses griffes acérées par recherche de l'image de sa mere.


«  Bof. »

Grimper dans les cheminées, c'était beaucoup moins dangeureux que de passer la nuit avec sa mère ou avec Claris. Mais va t'en expliquer a Yukichi, cela, il est pas sur que Yukichi le comprenne. Tout comme ce Haruka, un type étrange completement con et completement idéaliste. Le pauvre si il savait que de telles etres comme sa mere ou claris existaient, il revisiterait son opinion sur la bonté humaine. Au fond, il était bien dans sa cheminée. Il la connaissait et elle au moins elle ne mordait pas. Ok elle le détruisait a coups de fumée mais il s'y sentait à l'aise comme un poison dans l'eau. Les murs froid de la cheminée étaient devenus des alliées. Chaque pierre, chaque matiere ayant servi à construire une cheminée eh bien c'était devenu des confidents. D'ailleurs ces amis la ne l'avaient jamais déçu. Ils écoutaient la voix de son coeur et se taisaient. Il en demandait pas plus. Il ne voulait vraiment qu'on s'amuse à lui faire la moral comme se le permettait ce Yukichi. Un petit éclat d'agacement fit luire son regard de suie.

«  Oh je t'emmerde. Si je veux écouter un sermon, je vais à l'église. »

autant dire que l'église, il n'y allait jamais. Il aurait l'impression de faire entrer toute la crasse du monde dans ces nobles lieux. En plus, le curé ne semblait pas vouloir, dans son antre, une brebie galeuse, comme lui. Fort bien, il n'avait de tout maniere pas envie d'entrer la dedans. Autant faire rentrer un éléphant dans une boutique de procelaine.

Il décida de ne pas s'énerver. Il avait trop parlé là. Il déballa la friandise et la fichu dans sa bouche. Il appréciait le goût sucré qu'il découvrait pour la premiere fois. Si il était honnete avec lui, il comprendrait pourquoi on en devient addict. Mais il voulait faire sa tête de mule alors il se cachait la face.

« mouais.. »

Il bailla. De toute maniere, il foutrait son colo dehors ou alors il irait dormir dans un des canapés du salon na! Il n'avait pas envie de piétiner le territoire de quelqu'un pour avoir des emmerdes et il n'avait pas envie qu'on nuise à sa liberté. Quel est le crétin qui avait décidé de les foutres par deux dans le dortoir. S'imaginait il qu'ils allaient faire amis amis dans les dortoires plus facilement en étant que deux? Quelle connerie, quelle naiveté.

«  Tu peux pas t'arreter de parler un peu.. »

Non mais c'était quoi ce type? Il parlait tout le temps mais qu'est ce qu'il s'en foutait de son discours sur le choix ou non des colo de chambre. Ok c'était un peu son probleme aussi mais il n'avait pas de soutien de la part de ce truc.

Et voilà maintenant qu'il repartait sur les fleurs. Nan les fleurs c'était nuls. Ca servait seulement à me te tromper.

«  Foutaises. »

Dit il assez méchamment. Les fleurs, c'était que de l'illusion. Couleur? Tss en y regardant de plus pres , le monde c'était comme Glasgow. C'était de la pauvreté, de la souffrance, de la tromperie. C'était de la suie, du charbon. Son pere lui avait parlé de ce petit village perdu en écosse ou des anciens mineurs se débattait pour vivre. Eh bien le monde c'était pareil. On tentait de vivre. Non mieux, on faisait tout pour survivre.

Le jeune homme vit alors passé la sous le clair de lune, une jeune fille vêtue d'une cape rouge. Elle portait un panier a sa main.

«  Une catin? »

Tiens ils faisaient dans la prostituion a paradise host club? Il faut lui pardonner a Ryusei, n'ayant jamais lu de conte. Il n'avait pas reconnu le petit chaperon rouge cherchant sa mere grand afin de lui livrer ses victuailles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 23 Nov - 11:21

Si Yuki avait conscience de ce silence glacial, il n’en restait pour autant pas moins optimiste, souriant, bref, égal à lui-même. Autant, il était d’une méfiance à toute épreuve lorsque quelqu’un s’approchait de lui, fruit d’années passées auprès de types qui en veulent à votre argent, votre pouvoir ou votre corps, autant il était capable de vendre ses yeux sans même s’en rendre compte pour ceux qui lui étaient totalement fermés, et vers qui il choisissait lui-même d’aller. Paradoxal ? Non. Comme Ryusei, ou du moins la folle qui le contrôle l’a dit, tout est affaire de point de vue en réalité. Simplement affaire de point de vue. Ce qui, dans son enfance, avait été totalement, et irréprochablement, blanc l’avait trahi, déçu en s’avérant n’être qu’un noir hideux. Alors il s’était détourné du blanc pour se plonger dans le noir, la suie et la boue. Il n’y a rien de plus compliqué à comprendre. Or, Ryusei, par la boue sur son front, et surtout cette attitude de toujours se couper des autres, et se méfier de tout ce qui bougeait, était une preuve parfaite du blanc que le noir enserrait. Et lui, curieux comme il était, il voulait jouer au petit explorateur pour le retrouver, ce blanc qui se cachait à sa vue. Alors oui, plus il le repousserait, plus Yuki s’accrocherait, aussi étrange que cela puisse paraître.

Il secoua la tête à son « bof » sans cesser de sourire, pour ensuite répondre avec une emphase et une conviction indiscuttables :

- Non, pas « bof » ! Je serais incapable de monter là dedans ! Vraiment.

En effet, il aurait déjà fait une crise d’angoisse à la simple idée d’y passer la tête et les épaules. Alors il serait probablement évanoui, ou en train de suffoquer par terre, et donc se tenir la gorge dans le vain espoir d’y faire entrer de l’air. Alors essayez. Essayez donc de l’y faire grimper.
Et puis, lorsqu’il l’envoya sur les roses, Yukichi se mit à rire. Ce n’était pas un rire moqueur, pas plus que supérieur. Simplement un rire amusé de tout, que ce soit des étoiles, de lui-même ou de Ryusei, et insouciant.

- A l’église, on te pousse vers la tombe en t’encourageant à être malheureux. Effectivement, t’as pas besoin de leurs sermons, tu maîtrises déjà la théorique et la pratique !

Comme dit, Yukichi n’avait pas la langue dans sa poche, et loin de là. Sans oublier qu’il n’était pas que la moitié d’un con, alors il parvenait en général à retourner le dialogue à son avantage. Mais ca l’agaçait un peu que quelqu’un le rejette simplement parce qu’il était trop têtu pour constater qu’il avait raison. Comme dit, continue de le rejeter, et tu es sûr que tu n’arriveras plus à te débarrasser de lui. Même en le frappant. Surtout en le frappant en fait.

A un moment, il allait falloir arrêter de répondre par onomatopées, mon petit Ryusei. Surtout que plus tu faisais ainsi, plus le petit Yukichi allait te chercher pour te faire sortir de tes gonds. Enfin, je dis ca, je ne dis rien moi. C’est ton problème après si tu craques. Et c’est celui de Yuki s’il se fait passer à tabac, mais bon. On ne dira rien, n’est-ce-pas ?

A sa question qui n’en était pas franchement une, plus une accusation, et une demande implicite en réalité, il pencha la tête en ouvrant de grands yeux innocents, yeux qui étaient accompagnés d’un sourire assortit. Sourire qui devint rapidement joueur, parce qu’il n’arrivait que rarement à garder une expression feinte trop longtemps lorsqu’il était très amusé intérieurement.

- Je pourrais, mais c’est grâce à ca que j’ai réussi à obtenir de toi une phrase de plus de cinq mots, alors je pense plutôt continuer en fait…

Yukichi était habitué à se prendre des coups, donc il s’en fichait un petit peu d’encaisser. Et puis, on peut dire ce qu’on veut, mais en être amené à utiliser les poings, c’est une forme de défaite. Et donc de victoire pour le brun. Surtout que son interlocuteur avait bien dit quelques instants plus tôt qu’il ne le frapperait pas et se contenterait de mépriser sa stupidité. Qu’il se retienne donc, ou qu’il craque, dans les deux cas, ca lui allait.
A son méchant « foutaises », il répondit parfaitement calmement. Il lui fit même un magnifique sourire à éclipser le soleil.

- Mauvaise foi.

Il cherchait, il cherchait. Mais il finirait par trouver, pas d’inquiétudes à avoir là dessus. Et puis, il avait beau être patient, il commençait à être légèrement agacé du fait que l’inconnu continue de le traiter comme de la merde, ou du moins comme un objet particulièrement agaçant et en plein milieu du chemin. Alors il allait lui montrer ce que ca peut être d’être réellement chiant.

Il tourna la tête dans la direction indiquée par le regard de Ryusei, puis il fronça les sourcils.

- Non. Le petit chaperon rouge. Mais de là à savoir ce qu’elle fait hors de son conte…

Vu comme elle était habillée, ca ne pouvait être qu’elle. De plus, elle avait de grands yeux innocents, ca se voyait de là, une bouille enfantine, et de beaux cheveux d’un blond d’un or pur. Bref, l’image parfaite du petit chaperon rouge. Mais qu’est ce qu’une image comme ca pouvait faire là ? Tout de suite, il repensa à ce que lui avait dit Haruka…

- Il ne peut pas avoir dit vrai quand même…

Sur le coup, il avait réfléchit à haute voix. Mais on peut le comprendre aussi. Quand vous tomberez sur cendrillon qui tape à votre porte, une citrouille sous le bras, on verra comment vous réagirez vous. En attendant, il tentait de comprendre, les yeux accrochés à la petite qui passait innocemment, l’air de rien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mer 24 Nov - 15:23

Comment faire pour refroidir le Yuki se tenant devant lui? Il avait beau l'envoyer paitre, celui ci restait toujours a sourire devant lui et le forcer a parler. Si ca se trouve, ce mec c'était la réincarnation de casimir qui venait se venger parce qu'un jour, il avait volé portefeuille de casimir alors que celui ci était occupé à danser pour des gosses de richou. Ca devait etre ca. Casimir venait se venger, maudit Casimir qui tentait maintenant d'envahir son monde. Il devrait peut etre l'envoyer dans la cheminée ce casimir et allumait un feu pour transformer ce dinosaure orange a voix d'homme en torche humaine. Meme casimir était pas blanc, il était noir d'ailleurs Casimir était un connard. Il faisait de gentils sourire aux gosses et en fait il s'était avéré que Casimir n'était qu'un pédophile en puissance. Les gosses du quatier en avaient été choqué. Quand il avait vu casimir avec des menottes enserrés par les flics, Ruysei c'était dit que ce con de Casimir était un traitre. Qui sait qui il aurait choisi pour réchauffer ses draps. Apres quoi, il y avait eu un autre casimir qu'on avait envoyé dans le quartier des pauvres, dans son quartier afin de redorer l'image de la bestoile. Mais Casimir avait perdu toute espoir d'avoir la confiance de Ryusei. Yavait qu'avoir comment Ryu l'avait dévisagé ce jour la quand il était revenu dans les quarties pour distribuer des paquets de bonbons. De pédophile, il était passé dealer. Comme quoi ya une évolution dans la criminalité.

« Tss... »

Dans sa cheminée, il n'avait rien a craindre. Une seule personne pouvait passer dans le conduit tres étroit. Et la suie, ca rend sale alors personne n'a envie de toucher un gosse qui sent la cendre et qui est couvert de noir. Des que son travail était fini, on lui filait quelques pieces et on le foutait a la rue comme un mal propre. Le soir , sa mere récupérait son maigre salaire en le traitant d'incapable. Papa au moins lui avait eu le courage de fuir et de les laisser derriere.

Désabusé par la vie, il ne se faisait guere d'illusion. La tendresse était affaire de richards et pour les pauvres, elle n'était que destinée a entumber. Il y avait longtemps qu'il avait compris que les rires n'étaient que reflets de moqueries et de méchancetés alors pourquoi ce rire la échappé de cette réincarnation de casimir sonnait différemment a ses oreilles? Surmeent un effet de ces bonbons la. Dans peu de temps, il verrait des lapins roses. Il était vraiment tombé bien bas.

«  Les curés c'est des cons de pecheurs »

Yavait qu' a voir dans les jounaux, la télé pour voir que les pédédophiles avaient aussi envahi ce qu'on considérait comme intouchable. Le pire c'est que ca existait depuis toujours mais seulement on s'y intéressait depuis quelques années seulement. Pourquoi? Parce que les médias en avaient fait un sujet de scoop. De toute maniere, les journalistes, quand ils n'ont plus de sujets a se mettre sous la dent, ils retournent leur caméra sur les affaires de pédophilie ou encore de la banlieue. Comme si la banlieue était le seul endroit sujet à la violence. Tsss.. la violence , elle est partout mais dans les familles dites honnetes.

«  t'es lourd... »

Effectivement ce Yuki l'était, le pousser a parler ainsi et en plus pour le faire chier et le pire c'est qu'il osait le lui dire carrement. Il voulait se ramasser un coup dans la gueule .

«  tu serais pas maso défois? »

Ben quoi la le doute était venu s'insinuer dans son esprit parce que vu comment il prenait plaisir a l'emmerder, c'était bien parce qu'il espérait qu'il lui foute un poing dans la gueule. A moins qu'il veuille une bagare simplemnt pour le plaisir de se bagarrer. Un branleur de plus sur terre..il avait horreur de ces types la.

Il ne répliqua rien a son mauvaise fois parce qu'il venait d'apercevoir une catin au loin. Faut l'excuser le petit chaperon rouge n'est pas un sujet qu'il maitrise bien , comme tout conte d'ailleus il aurait fallu qu'on lui en lise pour qu'il puisse reconnaître le petit chaperon rouge; boucle d'or et d'autres diableries sortis de leur compte. Déjà il avait meme pas reconnu Alice.

«  Chaperon rouge? Conte? Qu'est ce que tu me chantes? C'est juste une gosse habillée dune cape rouge qui cherche un client. »

faudrait peut etre lui dire que le chaperon rouge n'est pas une catin mais une simple enfant cherchant a livrer ses victuailles a sa grand mere adorée et encore cest meme pas sur qu'il le croit.

«  qui ca? »

C'était qui ce il? Encore un échappé de l'asile? Déjà il avait croisé un type au cheveux verts avec un sourire de con accroché au visage..il parlait pas de ce type la? A moins qu'il parle de ce blond de gosse de riche croisé durant sa vie de ramoneur. Un certain Noriaki..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Jeu 25 Nov - 22:11

Il me semble l’avoir déjà dit. Ryusei aurait beau s’enfermer dans le silence, Tssssss-ter, hmmmmmm-er, mouaiéer, bref, il avait beau tout faire pour que le dialogue meure dans l’œuf, et oui, je dis bien tout, ca ne marcherait tout simplement pas. Pour réduire Yuki au silence, il faut soit le blesser suffisamment profondément pour qu’il se referme sur lui-même dans le but de ne pas pleurer en public, soit le frapper suffisamment fort pour qu’il ait trop mal pour se concentrer sur ses paroles. Mais dans un cas, comme dans l’autre, ca ne marchera pas. Le premier cas étant que la seule chose qui pourrait le blesser suffisamment, c’est qu’on lui parle de Aki, et qu’on lui rappelle que c’était en partie parce qu’il avait été trop naïf qu’il était mort. Or, Ryusei ne pouvait pas connaître Aki, ni comment il était mort, ni comment il se sentait face à ca. La seconde solution n’arriverait pas parce que Ryusei avait dit qu’il ne le ferait pas. Ce n’est pas de la confiance excessive envers un inconnu, simplement la confiance dans le fait suivant : si Ryusei en venait aux mains, ca serait une défaite de sa part. Et il savait également que ca, ils étaient deux à le savoir. Et cette connaissance le confortait suffisamment dans son plan d’attaque contre le mutisme Ryusei-ien !

Il haussa les épaules, sans jamais cesser de sourire. Si lui perdait le sourire et l’envie de rire, ca serait une défaite au même niveau que si Ryusei se mettait à le rouer de coups pour le faire taire. Ca, il était moins sûr que Ryusei le sache, et il préférait tout autant que ce ne soit une information connue que de lui-même, soit dit entre nous.
Il haussa doucement les épaules.

-Non, ce sont simplement des hommes qui ne supportent pas le poids d’une pureté inhumaine. Si on veut qu’ils arrêtent de pécher, c’est leur dogme qu’il faut changer.

SI les curés pètent un câble et violent des gosses, c’est bien parce qu’ils voient devant eux de la chair délicieuse et fraiche qu’ils ne peuvent toucher. Regardons les pasteurs protestants, on pourra constater qu’il y a bien moins de pécheurs de ce côté-là, tout simplement parce que l’église protestante est humaine, elle. Yukichi ne se faisait pas l’avocat du diable… Enfin, si. Il avait beau ne pas pouvoir excuser leurs gestes, il n’empêchait qu’il leur cherchait quand même des justifications. Mais c’était une habitude chez lui. Même le type qui lui fera le pire mal qui soit, il lui pardonnera le temps que ses larmes sèchent et que ses blessures se ferment. Il n’y avait qu’à ses parents, les flics et les profs à qui il n’avait pas pu pardonner. Sans doute ne le pourrait-il jamais réellement.

Yuki pencha la tête sur le côté à sa question. Masochiste ? Lui ? Tiens donc.

- Je n’en ai pas l’impression. Simplement que lorsqu’on t’approche, tu réponds par la violence pour te protéger, alors puisque tu m’intéresse, je prend cette information en compte, c’est tout.

Yuki est quelqu’un de franc par nature, on l’a déjà dit. Il adoptait la vision des stoïciens sur le coup : il acceptait tout les risques d’une entreprise, et si jamais il se prenait une droite, et bien il ne s’en plaindrait pas, parce qu’il l’avait accepté en même temps que le plaisir éprouvé en cas de réussite. Et puis, avoir mal ne le dérangeait pas si le jeu en valait la chandelle, ce qui était actuellement le cas, puisqu’il était encore là.

Un nouveau rire naquit en l’entendant. Il ne connaissait pas le petit chaperon rouge ! Décidément, il avait un gros retard à lui faire rattraper.

Le petit chaperon rouge est un conte européen. Ca raconte l’histoire d’une petite fille vêtue d’un chaperon, puis d’une cape au fur et à mesure du temps, rouge qui amène une galette et du beure à sa grand-mère malade. En passant par la forêt, elle croise en chemin le grand méchant loup. Il la devance et prend dans son lit la place de la grand-mère. La petit n’y voit que du feu, et s’approche trop près et se fait dévorer par le loup, jusqu’à ce qu’un chasseur arrive et sauve la grand-mère et la petit en ouvrant le ventre du loup.

Lorsque quelqu’un ne connait pas quelque chose, on le lui explique. Il ne comprenait pas, et méprisait même ceux qui se foutaient de la méconnaissance des autres, ou pire, qui s’en servaient pour les regarder avec condescendance. Le savoir est fait pour être partagé, un point c’est tout.

- Les auteurs à avoir rendu ce mythe populaire célèbre sont Grimm et Perault. Et métaphoriquement, la petite représente les premiers rapports sexuels et la douleur qu’ils impliquent, le loup symbolisant le prédateur sexuel qui la chasse. Du coup, ca ne correspondrait pas à une image de prostituée.

Et il ajouta avec un petit sourire gamin et innocent :

- Et puis, je préfère la version du conte à celle-ci. Elle est peut être moins plausible, mais elle est plus jolie ^^

Il s’en foutait de passer pour un con d’idéaliste. Il y avait tellement de gens dépressifs ici qu’il préférait être optimiste pour dix plutôt que de se laisser déprimer.

- Haruka… C’est un hôte, mais contrairement aux autres, il semble ne pas être trop hypocrite… Par contre je me demande ce qui lui a prit de se teindre les cheveux en vert...

Ca, il fallait bien l’avouer, ca restait un mystère des plus complets.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 30 Nov - 13:47

Il aurait voulu qu'on le laisse dans son labyrinthe fait de silence , de haine, de douleur et de suie. C'était pas un labyrinthe beau avec des roses lunaires changeant de tetes. C'était quelque chose de rouge et noir sans etre pour autant le rouge et le noir de Stendhal quoiqu'il y avait la tragédie dedans. Pourtant dans ce rouge marié au noir, un petit point bleu venait d'apparaitre. C'était le ciel bleu que Ryusei s'efforcait d'atteindre tout en ayant la trouille de l'atteindre. Ce ciel bleu était incarné sous les traits d'un jeune homme au sourire dont on se demande si il est vrai ou faux. Le ciel bleu, quand on l' a seulement vu de loin , des qu'on est proche de lui, on se dit que c'est un ciel illusoir et qu'en fait c'est encore du noir. Du reste, pourquoi le ciel bleu se laisserait il atteindre par l'enfant de la suie. Le ciel c'est beau. La suie c'est sale, c'est crade alors il faut qu'elle reste en bas pour ne pas salir les belles couleur du monde et du ciel.

Il aurait bien voulu éloigner ce soleil en le blessant. Il ne le connaissait pas seulement ses points faibles. Il devait alors supporter les rayons qui lui faisaient mal enfin qui semblaient vouloir l'éloigner de ce qu'il avait connu. Quelqu'un lui dirait que sa situation n'était pas normale; que son enfance n'était pas une enfance. C'était une souillure mais c'était sa souillure, elle était rassurante parce qu'il l'avait toujours connue. Tenez c'est comme un quelqu'un qui n'a connu que la vie du désert. Quand il débarque dans un monde de verdure, il en est quelque peu effrayé meme si il en est fasciné. C'est comme aussi quand on vit en prison. On s'habitue a l'ambiance qui y regne et des qu'on ressort, on a du mal a s'intégrer. La société vous semble différente et la société vous voit différent pourtant vous avez ce qu'on appelle un nez, une bouche, des levres, vous vous habillez mais vous n'avez pas la meme mentalité, les meme coutumes. Il faut tout réapprendre. Eh bien dans le cas de Ryusei , il fallait lui apprendre le monde de la douceur et des sucreries.


«  Pour que ca change, il faudrait que l'homme ne soit plus, qu'il ne finisse plus qu'en cendre »

Dit il d'une voix banale énoncant par la ce qu'il avait toujours pensé. Les hommes avaient pollué le monde, la tete des gens. Tout avait été encrassé et il faudrait bien plus de ramoneurs pour tout laver mais pour former les ramoneurs, il fallait de la crasse alors autant que tout disparaisse. L'homme, lui meme, il n'avait aucune utilité sur terre. Il avait emmerdé sa mere. Il l'avait empeché d'atteindre le bonheur en ayant la cuisiniere ou plutot par sa naissance, le reve du moderne avait pris fin pour la mere laide comme pas possible. Pourtant sa laideur était source de fascination.

Le pardon c'était quelque chose qu'on pouvait difficilement accordé. Il l'avait bien compris. Elle n'avait pas pu lui pardonner sa venue au monde. Quand bien meme, il avait tenté de le demander par le regard, par les gestes. Elle l'avait repoussé. Il était sale, inutile, source d'emmerdes. Il aurait bien voulu finir en cendre lui mais on lui avait inclus que le suicide c'était de la lacheté et qu'elle l'oublierait vite. Alors il était resté au monde. Il ne voulait pas etre oublié. Il était resté parce qu'au moins il ne tomberait pas dans l'indifférence. Tant qu'elle le détesterait, ca irait pour le mieux. Il existerait. C'était comme Claris, elle l'avait violé, hai , s'était défoulé sur lui mais il s'en fichait parce qu'il existait. Souffrir c'était la preuve qu'il était bien la. Il avait rennoncé a l'illusion d'être heureux. Le bonheur c'est pour les cons qui croient qu'il existe.

Ruysei traita Yukichi de Masochisme meme si lui au fond, il n'était pas mieux. Ne restait il pas dans les pattes de ceux qui le faisaient souffrir? Ne faisait il pas tout pour etre hai? Il était violent parce que la haine était la preuve qu'il exister. C'était pas fait pour se protéger. Le jeune homme jeta un regard ironique a Yuikichi.

«  Connard »

C'était petit mais Yuikichi l'énervait a le forcer apporter, a s'accrocher a lui comme de la glue et a ne pas se battre. Il aurait préféré une bonne bagarre, des insultes eh ben oui il aurait été plus a l'aise que maintenant. Cette insulte s'était le reflet de son hébètement, de son incompréhension. Il ne savait pas comment réagir et ca l'énervait.

Il entendit le résumé du petit chaperon rouge. Le jeune homme voulait s'assoir mais ou. L'herbe devait etre mouillé et puis s'assoir ca aurait été signe qu'il s'intéressait à la conversation or il ne voulait pas le montrer.

«  Quel con, ce chaperon rouge »

un instant plus tard, il lachait :

«  Ya pas de chasseur dans le monde réelle. C'est qu'un truc rajouté pour les crétins trop sensibles et qui auraient pu chialer dans leur froc parce que petit chaperon rouge s'est fait bouffer »

ici tout le monde bouffait tout le monde. Il n'y avait aucun chasseur pour sauver les gentils des méchants.

«  Claris... »

voilà ce que lui avait évoqué l'image du loup. Apres tout ne l'avait elle pas violé? Lui en voulait il ? Il ne savait pas lui meme. Il était resté pres d'elle en tout cas. Elle lui avait montré le summum de la haine.

« …. »

Il allait pas répondre que telle ou telle version était belle ou non. Il était mal placé pour juger de la beauté de quelque chose ou pas.

«  Il voulait peut etre ressemblé a un légume ».

Ouais peu charitable le Ryusei. Il regarda Yuicki au moins lui il avait les cheveux sombres et les yeux couleur de l'obscurité. C'était rassurant quelque part.

«  Il fait froid. Je bouge. »

Il ne l'invitait pas a le suivre. Il se mit en marche, il doutait que l'autre le suive. Je dois dire qu'il était intrigué par le chaperon rouge alors il avait envie d'aller voir plus pres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 30 Nov - 21:30

Le soleil, et bien il avait beau comprendre qu’on ne voulait pas de lui, ce n’était pas pour autant qu’il avait l’intention de bouger. Le soleil, il était autant égaré que cette petite boule de suie qu’il lardait depuis tout à l’heure de ses rayons infatigables. Et le soleil, il ne savait pas où aller, et ca, même si le soleil ne l’accepterait jamais ou du moins n’accepterait jamais de le reconnaître, parce qu’un soleil est bien trop fier pour ca, il ressentait le besoin presque violent de retrouver des éléments qui se rattachaient à son environnement, cet univers qui lui était propre, entier. Un univers qui ne puait pas le propre, un univers qui ne semblait pas être fait de lumière, de beauté de soleil, d’amour et de compassion. Son soleil c’était de la pluie, de la poussière, du sang, mais c’était aussi des éclats de rires, des taquineries de l’entraide, de l’espoir qui se mêlait à la haine. C’était un univers qui était bien moins préservé, mais un univers bien plus spontané, vivant, et rassuré du point de vue de celui qui en vient. Lorsqu’on y a trouvé les marques, lorsqu’on sait enfin où aller quand on a besoin d’aide, où aller lorsqu’on a besoin de caresses, où aller lorsqu’on veut être en sécurité, c’est un endroit sécurisant. Là, il était totalement déboussolé il ne savait pas quoi faire, ou vers qui se tourner. Alors d’avoir croisé Ryusei pour lui ca avait été un élément déterminant. Parce que tout à coup il y avait un morceau de son univers qui lui était rendu. C’était pour cela que le soleil s’accrochait à la boulette de suie, et qu’il tentait de la tirer vers la lumière, et qui sait, peut être lui arracher un sourire avant la fin de la journée. L’espoir fait vivre, mes amis.

- Si l’homme est réduit en cendres, on ne sera plus là pour voir que ca va mieux.

Certes, c’était la solution à énormément de maux, mais pas tout. Ils avaient fait tellement de mal tellement de dégâts que du coup le temps et la nature ne pouvaient pas tout réparer. Pas maintenant que l’éco système les animaux, les plantes et les cœurs avaient été piétinés comme ils l’avaient été. Certes, ils ne pouvaient pas tout faire, mais il y avait tout de même des plaies à panser avant de pouvoir enfin laisser la Terre enfin libre de tout ce qu’on lui avait fait subir. Il fallait peut être avoir un minimum de sens des responsabilités. Depuis tout petit, on apprend aux enfants que lorsqu’ils font une bêtise, ils doivent la réparer. Cette règle s’applique aux adultes, même si ils pensent que parce que ce sont des grands, subitement, ils gagnent le droit de tout faire, de tout détruire, et surtout ce qui devrait être préservé.

Il n’avait sans doute pas comprit encore. Il aurait beau l’insulter, et le repousser, ca ne dérangeait pas Yukichi. Il était comme les chats. Un chat, ca va où il veut, avec qui il veut. Si vous le repoussez, il revient à la charge jusqu’à ce que lui, il en ait marre, et il s’en aille. Pas avant. Surtout pas avant. C’est agaçant un chat parfois, n’est ce pas ?

- Mais oui, moi aussi je t’aime.

Dit-il alors simplement en haussant les épaules, et sans se départir de son sourire. Les idiots seraient ceux qui se seraient froissés de son rejet, ceux qui auraient réagit par la violence, verbale ou physique. Or, Yukichi n’avait pas du tout dans l’intention de se rabaisser au niveau des idiots. Et il évait de l’obstination à revendre. Il devait ca à Atsu. Il lui avait apprit à se battre, à relever la tête, à cesser de détester tout ce qui ressemblait au monde des adultes, il lui avait également apprit à ne jamais lâcher son morceau et continuer de s’acharner jusqu’à obtenir ce qu’il désirait. Il l’aimait beaucoup, Atsu. Il ne lui avait jamais dit, parce qu’il n’en avait jamais eu l’occasion, mais les deux avaient leur manière bien à eux de se montrer qu’ils s’adoraient. En se battant la moitié du temps, s’ignorant un quart, et puis en rigolant le dernier quart.

Subitement, il eut un air un petit peu triste et vulnérable. Penser à Atsu lui avait rappelé qu’il ne le verrait pas d’ici un moment. Et qu’il n’habiterait probablement plus avec lui. Il allait lui manquer. C’était son seul lien encore présent avec son enfance, et surtout avec Aki.

Mais bon, ca servait à rien d’être triste et de s’inquiéter, parce qu’il n’y aurait personne ici pour l’aider. Haruka ne pouvait pas être un soutien pour lui, parce qu’il le serait pour tout le monde sans l’être réellement. Il se trouverait bien un arbre où s’installer pour pleurer les rares fois où il saturerait à la méfiance ambiante. L’espoir fait vivre. Mais trève d’espoir et de solitude, on parle du petit chaperon rouge là !!

Il sourit d’un air satisfait, encourageant même.

- Tu as bien raison. Dans les premières éditions, il n’y avait pas de chasseur. Il a été rajouté lorsque les contes ont été réécrits pour des enfants.

Il pencha la tête sur le côté en entendant ce nom. Ca devait sans doute être son propre loup. Quelqu’un d’apparenté aux premières fois, mais également aux prédateurs sexuels. Avait-il été violé ? Cela pouvait peut être expliquer son attitude méfiante, et franchement revêche par rapport aux autres, à son environnement, et toute sorte de choses peu engageantes lorsqu’on y regarde bien. Effectivement. Mais il refusait de sauter aux conclusions. Avec le temps, il verrait bien s’il avait raison ou tort. Pas avant. Surtout pas avant.

Un léger rire lui échappa tandis qu’il visualisait l’hôte reconvertit en aubergine. Idée amusante s’il en est.

- Pourquoi pas ?! Il fera un concombre très convainquant avec un petit peu d’entraînement !

Je vous l’ai déjà dit. Vous n’arriverez jamais à entamer sa bonne humeur. Pas en le connaissant un minimum pour trouver où gratter pour abîmer le vernis protecteur. Pas avant. Jamais avant. Yuki hocha la tête et se leva. Et bien oui, il allait le suivre en réalité. Pourquoi cela ? Et bien pour la simple et bonne raison que dans le fond, il était perdu lui. Et que le meilleur moyen pour retrouver son chemin, c’est bien de suivre son instinct. Et comme le sien ne l’avait pas très bien servit, et bien il allait suivre celui d’un autre.

- Oui, je t’emmerde. Mais comme je suis insignifiant à tes yeux, tu ne te rendra probablement pas compte que le petit ver de terre que je suis pour toi te suit

Il fit un nouveau sourire rayonnant à son petit camarade. Il avait simplement prévenu ses regards hostiles, ses soupirs éventuels, et ses tentatives pour l’envoyer chier. Et puis, il fallait l’avouer, lui aussi, il avait envie de voir à quoi il ressemblait de près, ce drôle de petit chaperon rouge, et surtout découvrir si c’était réellement le chaperon rouge, ou une simple personne avec une cape rouge et une tête de petite innocente.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Sam 4 Déc - 12:08

Vous connaissez la chanson le soleil a rendez vous avec la lune mais la lune n'est pas la? Eh bien dans notre cas, le soleil en avait eu marre apparemment d'attendre la lune, comme un Gido qui ne vient jamais, aussi s'était rabattu sur le ciel noir. Le ciel noir tentait d'échapper aux filets de l'imbécile soleil. C'était pas un soleil, c'était de la glue , du chewing gum dont il avait dû mal à faire taire la bouche. Il est où le bouton off la dessus? Dire qu'il était venu dans ce labyrinthe pour fuir les énergumenes aux cheveux couleur artichauds, les nana habillées de bleues et de blancs et enfin avoir la paix. Mais Dieu n'était pas avec lui. Dieu n'avait jamais été avec lui aussi voilà qu'il se retrouvait à tenir la jambe a ce type. Il soupira intérieurement. Il avait beau se montrer désagréable, rien a faire. On s'accrochait à lui. Claris s'était accrochée à lui, comme du lierre mais c'était un lierre étouffant, dangeureux vénale , comme sa mere alors il s'était a son tour accroché à elle. Ce lierre la c'était une autre sorte de lierre. Non c'était pas du lierre, c'était le jardinier avec son sécateur qui semblait vouloir buter le lierre. Pourtant les ronces, le lierre, il avait vécu dedans alors elles étaient rassurantes, c'était l'étreinte maternelle.

«  T'as beau enlevé la suie, elle revient. Ca n'ira jamais mieux »

Et on applaudit la belle démonstration d'optimiste de Ryusei. Si Haruka c'était l'optimiste incarné, on passait a l'exact opposé avec Ryusei. Pourtant, il faut bien comprendre le pourquoi. Haruka et Ryusei n'ont pas le meme vécu. Haruka a toujours été enfermé à Paradise Host Club. Il ne connait pas vraiment la saleté humaine. Au contraire, Ryusei avait vécu dans l'immondicité. La cendre, la poussiere, les cris, la haine, l'alcool, la clope, la suie, le sang, la pauvreté ca il l'a connu et la connait toujours. Il ne passera pas du jour au lendemain d'un décor apocalytique a un décor de bisounours. D'ailleurs ce monde de paradise host club le mettait mal à l'aise. Il avait l'impression d'etre une tache et meme plus qu'une tache.

En tout cas, la tache semblait attirer. Yuki ne semblait pas vouloir le lacher d'un poil. Sans le vouloir, ses pensées finirent par assimiler Yuki au chat de gouttiere surnommé Choco. Ce sale batard s'accrochait tellement a lui qu'au final il avait fini par quasi adopter le chat. Il lui apportait tous les jours une ration de lait. Il devrait surement le faire aujourd'hui. Le chaton devait l'attendre sur leur toit. Allla pourquoi ce chaton était il allé au devant lui? Pourquoi vouloir le reconnaître quaisment comme un maitre alors qu'il n'avait aucune fibre de tendresse? Qu'il ne savait pas comment caliner, caresser avec tendresse? Le monde était étrange.

«  Tu te crois drole? »

le chaton humain avait un humour qui laissait proprement a désirer. Il était vraiment plus que nul. C'était quoi cet humour de sale gamin des rues? Meme sa mere faisait mieux. Ne parlons pas de Claris. Elle s'était la reine de l'humour , de l'humour noir, j'entends bien. Il n'avait pas eu de Atsu pour veiller sur lui. Peut etre que si un Atsu était apparu , comme frere adoptif, voisin de pallier, il aurait peut etre pas vu le monde aussi noir. Il y aurait peut etre eu de la gentillesse en lui, de la tendresse. Il y aurait peut etre eu de l'espoir. Mais il n'y avait rien. Le viol avait achevé de pourrir le sol. Cela faisait maintenant des années que plus rien de bon ne poussait. Le sol attendait peut etre du soleil pour pouvoir donner a nouveau de bonnes choses.

«  C'est con , les enfants sont pas aussi cons »

eh oui les enfants ont de l'intelligence. Il ne faut pas croire. Ils devinent plus de choses qu'on ne le croit. Le jeune homme reprit sa marche. Il était intrigué par la prostitué a capuchon rouge. Il n'avai tpas eu de conversation avec l'artichaud marionnette. Je me demande si Haruka serait ravi de voir comment on le surnomme. Il serait peut etre un peu vexé, ca serait normal non?

«  J'aime pas les cocombres. »
lacha t il un peu durement et a la fois moquesement.

«  Mettons le en épouvantail. Il fera peur aux oiseaux »

la c'est méchant Ryusei non mais. Il t'a fait quoi Haruka? Rien , tu ne le connais meme pas. Il est tellement gentil Haruka alors ne sois pas méchant avec. Yuki peut témoigner que le cocombre, le artichaud, le haricot est quelqu'un de tres ouvert et qui a le coeur sur la main.

«  T'es chiant. »

Oui il se répétait la. Ryusei va falloir changer un peu de disques non. Les voilà , qui se lancaient a la poursuite du sale chaperon rouge. Ryusei sentant qu'ils allaient se faire distance, se mit a courir. Il se stoppa soudainement net. Le petit chaperon rouge venait de s'arreter devant une maison. Elle toqqua a la porte et on entendit la voix fluette dire

«  Bonjour mere grand, je t'apporte de bonne choses a manger »

Quelques secondes plus tard, une voix chevrotante répondit

«  Tire la bonne bobinette et....Merde, j'ai oublié mon texte et je ne suis pas ta grand mere. »

On vit la porte s'ouvrir. Un homme avec un coeur tatoué sous l'oeil, d'une beauté magnifique ouvrit la porte. Il tenait a la main une bouteille. Ruysei choppa le bras de Yuki et le pinça. Quoi il voulait seulement savoir si il était entrain de rever ou pas?°°
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 7 Déc - 9:15

Yuki avait haussé vaguement les épaules, de manière à ne pas vouloir dire « oui, tu as raison », mais pas pour autant signifier qu’il se plaçait en totale opposition par rapport à sa philosophie. Pour Yuki, il n’avait pas raison, mais ce n’était pas pour autant qu’il avait tord. Tous les points de vue sont bons, parce que la réalité n’est pas la même en fonction de pour qui elle apparaît. De ce fait, tout peut exister logiquement. Il ne voulait pas faire des raccourcis, et accepter une vérité comme étant absolue, mais il ne voulait pas non plus que la vérité qu’on lui soumettait à présent soit rejetée et piétinée simplement parce qu’elle ne lui convenait pas. Mais ce point de vue là ne devait pas être accessible par tous, et surement pas par Ryusei qui refusait de laisser les autres dialoguer avec lui. Il aimait sa cheminée, son noir à lui, et refusait de laisser les autres apporter la moindre trace de lumière parasite à cette affreuse, et pourtant essentielle à ses yeux à lui, obscurité. Sauf que Yuki avait prit pour habitude de vivre en accord avec lui-même, et son sens de ce qui est juste, quitte à passer pour un idiot, un fou ou un monstre aux yeux des autres. Il n’en avait cure tant qu’il était en accord avec sa conscience, et sa mémoire.

- Si on prend une vieille maison de pierres par rapport à un immense mausolée de marbre, il est normal de la trouver terne.

C’était une image comme une autre pour signifier son point de vue à lui. Ca ne servait à rien de vouloir tout blanc, ou tout noir, parce que l’un comme l’autre ne pouvaient pas exister. Alors au lieu de chercher de l’impossible, autant rester lucide, réaliste, quoi que quand même optimiste, et travailler à rendre le noir « moins blanc », et non pas « blanc pur ». La différence ne fait peut être pas grand-chose dans le fond, mais il n’empêche que dans les actes, elle reste essentielle. Dans un cas, c’est un échec total et démoralisant, dans le second c’est une réussite qui évolue sans arrêt vers le mieux. Fondamental, une différence aussi flagrante que celle entre le jour et la nuit, l’espoir et le désespoir, l’amour et la haine.

Il répondit calmement, quoi que un petit peu froidement encore sur les bords. A croire que sous le soleil et sous la vie, il y avait quand même un petit peu de pierre. La solidité d’une cicatrice qu’on avait été obligé de refermer pour empêcher le sang de continuer à couler, mais qui malgré tout suintait parfois un petit peu.

- Et toi ? Te crois-tu sérieux ?

Le problème de ce petit flocon de suie, c’était bel et bien qu’il se prenait bien trop au sérieux. De ne pas réussir à se distancer de lui-même, ca en venait forcément au bout d’un moment à s’isoler des autres, du monde, et de tout le bien qu’il aurait pu de ce fait lui apporter. Du moins, c’était le point de vue du brun, ce n’était pas dit que ce soit le bon et qu’il faille y dire amen.

Il haussa encore les épaules. Cette fois-ci, c’était une opposition, mais plus une opposition de principe pour cette fois.

- Ca doit être parce qu’ils ne veulent pas qu’ils deviennent comme les adultes tout de suite.

Les enfants sont innocents et purs. Or, une connaissance trop crue des choses corrompt bien trop cette connaissance. C’était un fait malheureusement bel et bien avéré. Par conséquent, les adultes voulaient les préserver en travestissant les choses, en faisant toujours finir les histoires bien, même si elles finissent trop souvent mal. Yuki avait perdu son enfance lorsque les « gentils » avaient trahit son frère, avaient trahi le « bien », avaient trahi tout ce qui à ses yeux valait qu’on se batte pour. Alors il avait cessé de voir le bien et le mal, il n’avait vu que sa vision du juste en refusant celle des autres tant qu’elle n’avait pas fait ses preuves.

Et le brun avait emboîté le pas à l’autre. Il savait qu’il allait râler et le jeter, mais ce n’est pas de loin et en envoyant des lettres qui ne seront jamais lues qu’il allait réussir à passer outre ce barrage de suie qui l’empêchait de voir le vrai Ryusei caché en dessous.

-Tu as tord. C’est plein de vitamines, les concombres. Et si on met un concombre en épouvantail, les oiseaux et les fourmis vont se jeter dessus !

Lorsque la logique imparable nous tiens, on peut parfois passer pour un type insupportable. Il ajouta après un petit temps de réaction :

- Tu penses qu’il l’a fait exprès ?

Quelqu’un qui se teint les cheveux pour attirer des oiseaux après avoir été placé en épouvantail, ca va chercher loin. C’est normal : c’est de l’humour.

Il ne répondit pas à sa constatation. Oui, il était chiant, mais il était habitué, et il le vivait bien. A la place de ca, il le suivit en courant, et lui rentra d’ailleurs dedans parce qu’il s’était brusquement stoppé. Il avait passé un bras autour de sa taille pour ne pas tomber, et s’était reculé aussi vite dès que son équilibre avait été assuré.

- Désolé…

Yuki n’était pas du genre à faire exprès de se coller aux gens pour les draguer et forcer un peu le rapprochement, loin de là. Il n’a même pas conscience de quand on le drague, alors lui-même, essayer de faire du rentre-dedans, c’est un peu trop rapide en besogne. Peut être que d’ici un siècle ou deux…

- Pourquoi tu t’es… Ah, ouais…Quand même… Je ne l’imaginais pas comme ca le grand méchant loup…. Aïeuuuuuuh !!

Voilà qu’on venait de le pincer. Ca pique. Bon, ben en fait, ils ne rêvaient pas du tout. L’intérêt de Yuki ayant été vivement ravivé, et Yuki ayant envie d’aller voir de plus près pour en découvrir, il s’avança calmement vers la bombe qu’était le grand méchant loup grand-mère-o-pathe avec un grand sourire confiant. Oui, après on se demande qui c’est, le chaperon.

- Bonjour ! Je m’appelle Yukichi, et vous ?

Oui, d’où l’expression « se jeter dans la gueule du loup ». Le loup en question, pour peu que ce soit lui, le jaugea de haut en bas du regard avant de sourire d’un air accueillant, quoi que légèrement carnassier.
- Si il y a de la place pour un, il y a de la place pour deux ! Entre donc, toi aussi, Yukichi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Lun 13 Déc - 20:55

Notre bon Ruysie se demanda un instant si il n'avait pas perdu l'esprit parce que mine de rien, le voilà qui taillait la converse avec quelqu'un, quelqu'un qui ne lui demandait pas de lui tailler une pipe en échange d'un toit ou d'un peu de fric, étrange tout ça. Le jeune homme se demanda aussi quand viendrait le moment où Yukichi tenterait de le croquer, comme le grand méchant loup, avec un sourire de con qui a réussi son coup, après tout. Le jeune homme attendait donc ce moment avec un certain fatalisme. Il se demanda aussi si Yukichi allait finalement l'entrainer dans un coin sombre pour le violer en prétextant vouloir lui démontrer par a + b que l'on peut aimer ce qu'on fait ou bien lui démontrer qu'en fait, il aurait dû se méfier. Au fond, Ryusei c'était vraiment le contraire du délinquant suceur du sucette qui n'avait rien d'un déliquant, d'un emmerdeur de premiere classe. Enfin il paraît que l'habit fait pas le moine. De plus, on attrape rarement les mouches avec du vinaigre. Par contre avec de la douceur et du sucre, oui par contre , on peut capturer le pauvre petit innocent. A votre avis comment la sorcière a entumbé Blanche Neige ( qui devait être blanche de cervelle pour se faire avoir comme ça).


Ryusei le regarda d'un air tout à fait morne, comme si il était déjà saoulé de la conversation, comme si il en avait rien à abattre de cette histoire de mausolée et de terne ou de pas terne. A vrai, ca changeait pas grand chose à sa situation et à ses envies. Que demain , il se met à pleuvoir des lapins roses, il s'étonnera pas plus que ça. Et quant au Père Noël? Eh bien ce dernier n'existe pas. Pourtant il existait bel et bien à paradise host club. La il était entrain de se shooter au café pour assurer la terminaison des derniers cadeaux et éviter de marcher sur ses nains. Il aurait con n'empeche d'écraser sa main oeuvre. Mais bon ne dérivons pas du sujet, le brun tentait de renvoyer l'autre à ses roses seulement ca marchait pas des masses. Non finalement, c'était pas un bisounours mais une tache sur son vetement qu'il arrivait pas à enlever. C'était pas du Saint Marc ou du Ariel fetes des fleurs qui lui faudrait, meme Vanish Oxydaction pouvait aller voir ailleurs. On fait comment pour se débarrasser du soleil qui veut pas céder sa place à la nuit.

Ah le ton s'était quelque peu refroidi. Avait il touché à un endroit où il n'aurait pas du. Avait il réussi à faire que la tache aille voir sur l'ile du marsupilami , si il y était pas. Pas encore, elle s'accrochait, la garce. Il regretta presque et je dis bien presque de ne pas etre aussi noir que la suie, d'etre un salaud de premiere. Il l'aurait violé sinon et l'autre serait allé pleurer dans les juppes de sa famille. Pourquoi n'était pas comme Claris? Parce qu'il était encore un peu un gosse et comme il venait de le dire, les gosses c'est con.

«  J'ai une tete a plaisanter? »

Demanda t il alors un peu méchamment en y ajoutant un accent de moquerie profonde dou on pouvait meme sentir un certain mépris. A savoir si c'était un mépris dirigé contre lui meme ou contre l'intrus, il ne savait trop rien. Il était incapable de plaisanter gentillement. La gentillesse, c'était pas son truc.

Bon voilà que la conversation embrayer sur les concombres. Le rapport me direz vous? Eh bien il s'appelait Haruka et pas nez rouge ( dommage on aurait ri un peu). Tous deux l'avaient croisé et pour Ryusei, on pouvait pas appeler ca une rencontre. C'était un croisement , un passage éphemere. Haruka était un faux cul point barre.

«  les concombre se sont des menteurs »

Lacha Ryusei en se demandant comment on pouvait etre aussi naif et si c'était possible. Peut etre qu'il tournait un film sans le savoir? Apres tout ca expliquerait pourquoi on voyait le chaperon rouge qui allait se foutre dans la gueule du loup. Ne jamais entrer dans une maison ou on voit pas le visage des gens. On leur a jamais appris ca aux gens ? Ca sidérait Ryusei.
Il se retrouva enlacé sans qu'il est vraiment capté pourquoi. Décidement soit Yukichi était maladroit , soit il le faisait expres. Il le regarda avec une certaine méfiance dans le regard et répondit froidement.

«  C'est rien t'as trébuché non? »

En tout cas, il reprit le chemin menant à la maisonnette. Il vit que son compagnon de route ( malgré lui meme) suivait le chemin de Chaperon rouge. Ryusei avait failli faire demi tour seulement voir apparaître sur son cv ou casier judiciaire complicité de meutre l'en dissuada. Il alla à la maisonnette entra à son tour.

«  Toi les crocs et pue de la gueule. On ressort avec cet idiot qui veut remplacer le chaperon rouge . Bouffe ton chaperon rouge et casse toi »

Eh oui Il y allait franco. Il attrapa Yuichi en sac a patate et sappreta a partir seulement le loup voulait son dessert. Du coup il dut se mettre a courir . Il envoyé un truc a la gueule du loup pour l'assomer.

«  Toi grimpe la haut »

en indiquant le grand chene.

«  A moins que tu aies envie de finir en poulet routi »

autant dire a Yuikichi que le loup avait décidé de le tranformer en diner presque parfait. A l'arbre en question pendait de délicieuses pommes apparement seulement n'ayant pas lu le conte de blanche neige , il ne pouvait pas savoir qu'elles endormaient quiconque les bouffer et que le seul moyen de réveiller l'endormi, était un baiser. T'es pas dans la merde Ryusei. En tout cas, le loup avait renoncé a les poursuivre de peur de perdre son chaperon rouge.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 14 Déc - 15:46

Yuki avait répondu d’un grand sourire parfaitement insolent. Il l’avait un petit peu blessé, et bien grand bien lui en fasse, il ne le montrerait pas ! Il pouvait toujours crever, il n’afficherait rien, un point c’est tout. Ca a la tête dure, un Yuki. Il a été formé par grand frère Aki, puis grand frère Atsu ensuite. On l’aura pas. Il tiendra jusqu’au bout. Quitte à s’énerver ensuite, et pleurer dans son coin. Si il devait pleurer, il le ferait, mais tout seul. Tout seul dans un endroit avec des murs bien épais pour ne pas qu’on entende ses sanglots au travers des murs. Têtu un brun. Et puis bon. Si jamais il craquait en face de lui et se mettait à imiter les madeleines, il était absolument certain que après, pour l’empêcher de partir et faire en sorte qu’il ouvre un petit peu sa carapace de mépris, ca serait totalement foutu. Donc on ne craque pas. Et puis, pourquoi on craquerait, hein ? Ryusei joue au con, il a envie de se montrer supérieur. Il ne se fera pas blesser par un con. Il n’a pas le droit.

-Non, simplement une tête à mépriser tous ceux qui sont heureux parce que toi tu as peur de l’être…

Il avait ensuite penché la tête en continuant de sourire. Ses sourires étaient sa carapace. Lorsqu’il était triste, il souriait, lorsqu’il était en colère, il souriait. Et lorsqu’il était heureux il souriait aussi. Et lorsqu’il ne souriait plus, c’était soit qu’il était en confiance absolue avec une personne, soit qu’il avait atteint un tel niveau de fureur ou de dépression qu’il allait être très difficile de l’en tirer.
Il secoua la tête encore en se retenant de rire. Il est assez rare, mais les gens qui oublient aussi vite qu’ils se sont énervés que le vent change de côté, ca existe, la preuve.

- Non, les concombres sont des légumes.

Il n’essayait pas du tout de gagner la palme du type le plus énervant. Même si il aurait sans doute réussi à gagner. D’ailleurs, il lui était rentré dedans. Fait totalement involontaire, surtout en ayant observé la méfiance de sa « victime ». Il n’était pas idiot ni masochiste, alors bien évidemment qu’il ne l’aurait pas fait volontairement de peur de se prendre un coup de poing dans la tête et perdre toutes ses chances de briser la glace.

- Ben non…Tu t’es arrêté sans prévenir en plein milieu et je m’y attendais pas, alors je te suis rentré dedans… Et pis je suis tombé…

A quoi ca servait de dire tout ca avec un petit air penaud ? Et bien c’était par honnêteté. Après tout, il n’avait pas trébuché, alors il fallait bien rétablir la vérité. L’honnêteté est une vertu, mais arrive un certain niveau où on peut dire que ca devient un inconvénient. Lorsqu’on a un air malheureux pour dire au final qu’on a pas trébuché, on a trébuché.

Mais bon, pour le moment, c’était la curiosité qui l’avait poussé à agir : il s’était rendu dans cette drôle de maison, et était allé voir ce drôle de monsieur. Il avait envie de lui demander aussi pourquoi il avait un cœur sous l’œil, et puis comment il avait fait pour que la queue qu’il avait derrière lui bouge comme si elle était réellement vivante.
Et il fit un grand sourire en voyant Ryusei entrer. Il l’avait suivit ! C’est super, il n’est pas tout seul ! Et puis, faire des découvertes, c’est toujours plus amusant lorsqu’on est avec quelqu’un qui a l’air sympathique. Ne me demandez pas comment Yukichi a fait pour trouver Ryusei sympathique alors qu’il n’a eu de cesse d’essayer de le repousser, le mépriser et lui faire comprendre qu’il ne voulait pas de lui.

- Uh ? Ryu, tu fais qu…

Non, il n’avait pas du tout comprit pourquoi il venait de se faire porter comme un sac à patates. Etant côté dos, il pouvait voir le drôle de Monsieur avec un cœur sur la joue qui commençait à leur courir après. Il voulait jouer au loup glacé ? Au pied du chêne, il avait levé la tête d’un air curieux.

- Si tu veux… Mais pour quoi faire ?

Il s’était mordillé la lèvre, et puis il avait vu les belles pommes en haut. Alors il s’était mit à sourire.

- Ah ! Tu veux goûter? Elles ont l’air bonnes…

Il se mit alors à escalader agilement l’arbre. En une minute, il était installé sur une fourche à califourchon tout en regardant le monsieur loup qui était en dessous, puis Ryusei et il fit un grand sourire heureux. C’était assez haut… Mais heureusement, il ne souffrait pas du vertige. Tant qu’il y a de l’espace à côté, il n’en a rien à faire de la hauteur. Et puis, si il tombe, et bien il n’aura qu’à retomber sur ses pates. Mais il ne tomberait pas. Il s’était installé de sorte à être stable dans ses appuis. Il aurait été par terre, dos à un mur que ca aurait été pareil.
Yukichi tendit la main et cueillit deux pommes, dont une qu’il envoya à son grand sauveur Ryusei.

- Tiens, cadeau. Tu peux me rappeler ton nom ?

En fait, il ne lui avait surtout pas donné, son nom. Alors il voulait savoir ce que c’était. Juste histoire de ne pas l’appeler « Hé, toi ! » ou bien « machin ! ». Souriant, il planta ses dents dans la pomme.

- Le petit chaperon rouge, un labyrinthe… On va avoir quoi maintenant ? Des pommes empoisonnées ?

Souriant, il avala le morceau. Elle était bonne, cette pomme. Très sucrée, douce, quoi que, un petit peu acide. Juste ce qu’il faut pour ne pas qu’elle soit écœurante de sucre.
Et puis il y eut un noir. La pomme glissa des mains du brun tandis qu’il laissa sa tête s’appuyer contre le tronc de l’arbre, et que le sommeil l’emportait peu à peu… Un inconscient au pays des contes, c’est dangereux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 14 Déc - 16:32

On pouvait voir que notre bon Yuki avait le sourire facile. C'était pas le cas de notre bon Ryusei. Lui , déjà il aurait fallu qu'il apprenne déjà à sourire d'une autre manière que celle pour se foutre de la gueule de lui meme, ou encore se montrer ironique ou encore sarcastique avec lui meme. Non vraiment les sourires gentils sans arriere pensée; les sourires innocents, c'était vraiment pas son dada. Meme bébé, il babillait pas de joie. C'était plus des pleurs qu'il éméttait quand sa mère et son père l'enguelaient d'être venu au monde. Comme si c'était de sa faute! Eh les vieux, la contraceptions, ca existe, non mais. Quand on passe toute votre enfance, a vous répéter que vous êtes inutiles, que vous n'êtes qu'un sale rat, une vermine dont on se serait bien passé, pour une cuisiniere higt tech eh bien on finit par le croire. Qui plus est, on nourrit du mépris pour tout le monde , y compris soi meme. Alors ouvrir la carapace de Ryusei, c'était du sport. Déjà il faudrait trouver un ouvre boite ou un truc pour apater l'animal. La sucette c'était déjà un petit pas. Il cherchait tout de meme a renvoyer le brun aux roses. Mais il s'accrochait , la saleté.

«  Déjà il faudrait déjà que le bonheur ne soit pas une chimère , bon pour les gosses »

Pan dans les dents, air moqueur de Ryusei qui voit (on l'excuse et pardonne moi Yukichi) comme un con qui n'a pas appris bien la leçon , en gros , il le prit pour un demeuré. Enfin, un demeuré gentil tout de meme parce qu'il lui avait offert une sucette ( eh oui il avait fini par comprendre que la sucette en question, n'était pas de la dope). L'espoir fait vivre pas vrai? Dans ce décor de conte de la crypte ( Pour lui, pas pour nous), il se sentait aussi a l'aise que Dark Vador chez les télétubbies ou chez les polly pockets. Autant dire qu'il se demandait si on se foutait pas de sa tronche derriere son dos.

«  Les concombres m'en fous, Ca reste pas bons »

Mais oui on te croit Ryusei surtout qu'il me semble que tu n'as jamais mangé de concombres parce que tes parents n'avaient pas les moyens pour ça. Mais pourquoi on parlait de concombre la? Ryusei était un peu pommé , dans le systeme astrale, de la conversation humaine. C'était nouveau pour lui. D'ordinaire, c'était plutot les coups, les enguelades et les monosyllabes qui constituaient ses moyens pour se lier ( enfin la c'est ironique) avec les autres.

La méfiance de Ryusei était telle qu'il soupçonna l'autre imbécile d'avoir fait expres de se vautrer pour se rattraper à lui. En plus, il trouvait l'explication de Yuikichi, aussi foireuse que le café but ce matin. En plus il avat l'air de dire qu'il avait pas trébuché alors qu'il avait trébuché sur LUI.

«  T'es con , t'as trébuché »

Si on part sur le truc du si, non , si ou c'est toi qui mens, non c'est toi, ca risque de durer des heures et des heures. En plus, il faudrait que Ryusei découvre ce truc là et il en serait quasiment sur le cul. Enfin , il aurait bien laisser Yuikichi dire bonjour au loup et finir dans son estomac mais bon le crime involontaire risquerait de le foutre en prison, pour une durée illimité. Remarque il serait peut etre plus a l'aise que derriere les barreaux qu'ici.

«  J'évite la taule »

Seule explication qu'il consentira à donner à notre cher Yuikichi et qui sera immédiatement suivi par l'ordre de jouer au tarzan pour évite de se faire bouffer pour un loup, a moins que le loup ait envie de tirer un coup. N'oublions pas l'explication de Yukichi que Ryusei avait retourné.

«  Grimpeuh! »

Tout juste si il avait pas tapé du pied, comme un sale gamin. Il ne comprit pas pourquoi tout a coup l'etre avec le coeur sur la joue, courut apres le loup. Appparemment, ils se battaient a cause d'un vol commis par le loup. Ah les hommes...

«  Eh tu devrais pas manger sans...; »

Il prit la pomme. La joueuse a l'idée conne de vouloir que Ryusei croque aussi dans la pomme mais on aurait été dans la merde. Lui, il avait lu la partie sur Adam et sur Eve donc oui les pommes, il s'en méfier mais l'autre idiot, il avait mordu dedans.

«  Eh du con la joie réveille toi! »

On eut le droit à Ryusei le traitant de tous les noms, le secouant comme un prunier puis il termina par une gifle masgistrale dont il restera les traces rouges sur la joue de Yukichi. Ce ne fut pas clochette qui débarqua mais bien une autre fée qui assénna un coup de baguette magique sur le crane de Ryusei

«  Mais abruti! C'est pas comme ca dans le conte! Non mais c'est quoi ce prince charmant de merde! »

Ah nan c'était plutot, c'est quoi ce pays de merde. Pourquoi une vieille lui tombe dessus, l'envoit chier.

« C'est qui ca ton amant??? »

On sautera l'explication de la bonne fée tentant d'expliquer à Ryusei, ce qu'était le prince charmant et ce qu'il devait faire pour réveiller Yukichi.

«  Quoi??? Rouler une pelle à ce nabot la??? Hors de question, il va me faire chier! »

Et puis bon rouler des pelle à un type sans accord. Pourtant il dut le faire parce qu'il se fit menacer de devenir une grenouille. Donc Ryusei , pour échapper au sort de devenir crapaud, du poser ses levres sur celles de l'endormi que les nains avaient transporté dans un cercueuil de fleurs. Autant dire que Ryusei ( heureusement l'autre était dans les vappes) , en l'enbrassant, rougit, comme un con , sans savoir pourquoi et en plus il tremblait , comme si il offrait son premier baiser. En un sens , c'était vrai parce qu'il n'embrassait pas, pour une fois, par haine...

Ses levres se séparèrent de celles de Yukichi quand les nains revinrent en chantant hé ho , hé ho, on rentre du boulot. Nul besoin de courir apres le mystere, pour le trouver, le mystere venait tout seul.

«  C'est quoi ce délire? 

Bien sur, c'était bien Ryusei qui venait de parler. On reconnaît bien le ton de sa voix et le fait qu'il se mit lui aussi une claque pour se réveiller. Rien a faire, il était réveillé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Mar 14 Déc - 21:15

Alors oui, le mythe de Blanche-Neige, il représente beaucoup de choses. Déjà, on a les nains qui par leurs noms symbolisent tous les pires défauts des humains, paresse, colère, condescendance…. Puis on a la pomme, qui elle représente la tentation, et le péché à ne pas faire. On a le sommeil de la belle qui est une forme de mort, on a la jalousie d’une femme mûre face à la jeunesse… On a énormément de choses, et très peu à la fois, mais toutes ces choses, Yukichi les connaissait pourtant bien. Tout autant qu’il connaissait bien toutes les significations du petit chaperon rouge, et pour cause, il les avait expliquées lui-même à Ryusei, et du fait il ne pouvait pas dire qu’il ne savait pas. Mais disons qu’il les avait totalement oubliées. Yukichi était un chaperon rouge en puissance, que voulez vous, on ne peut pas échapper à son destin, et encore moins dans cette école là. Et puisque les contes et les fées avaient décidé que pour ce coup là, Ryusei devait être le grand prince sauveur du mal qui sauverait le pauvre petit innocent menacé, que voulez vous qu’on y fasse ? Les fées ont toujours raison, et auront toujours raison, quoi qu’il arrive.

Ainsi, sans trop faire attention à sa mise en garde tardive, il avait planté ses dents dans cette pomme si tentante, et ni une, ni deux, voilà qu’il s’était subitement, et sans préavis au préalable, endormi comme une souche sur son arbre. Notons le miracle de ne pas être tombé, ainsi que celui de ne pas avoir été jeté comme une vieille merde par Ryusei qui aurait alors vu l’occasion unique de se débarrasser de ce brun décidément bien insistant. Mais bon, il ne semblait pas y avoir pensé, heureusement dirons nous.
Et il ne sut pas du tout sa magnifique chance. En réalité, il mit un peu de temps à émerger. Blanche-neige comme dans le Walt Disney qui ouvre les yeux et qui sourit à son prince charmant pour aller copuler activement avec lui sur un cheval blanc (ben oui, ils ont fait comment pour avoir beaucoup d’enfants sinon ?), je vous le dit tout de suite, ca ne marche pas ! Il y a tromperie sur la marchandise ! Ainsi, le brun sentit d’abord des lèvres pressées contre les siennes. C’est d’ailleurs ce qui commença à le tirer peu à peu de sa léthargie forcée. Une fois qu’il avait commencé à se réveiller, il avait retrouvé ses sens un à un. En premier, l’odorat. Ca embaumait les fleurs, quelque chose de violent. L’odeur était suave, très agréable (les nains sont les premiers à avoir inventé le concept de fleurs d’enterrement aphrodisiaques. Il fallait bien motiver le baiser à se faire, des cercueils de réveil, on en a pas des masses à causes des coupes budgétaires). Ensuite, ce fut le toucher. L’engourdissement du au sommeil, le contact sensuel des pétales, le moelleux du fond capitonné. L’ouïe. Un chant de nains qui rentrent du boulot, et une respiration , bien plus proche. Durant toute l’opération, il n’avait pas bougé d’un pouce. Cette opération d’ailleurs dura en la réalité moins d’une seconde, une minute pour l’endormi qui revenait parmi les vivants.
Et puis il ouvrit les yeux, et fixa sans trop comprendre le visage de Ryusei. Juste en face du sien. Très proche du sien. C’était lui ou il rougissait ?

- Que… qu’est…

Il sursauta légèrement tandis qu’il commençait enfin à se réveiller correctement. D’ailleurs, après son sursaut, il avait tenté de se redresser, mais s’était interrompu à deux millimètres de son visage. Se rendant compte de leur proximité, il s’était alors tout aussi vivement reculé en piquant un fard.

- Ah ! Je suis désolé, je…

Et puis du rouge vif, il était subitement passé au blanc très très pâle. Il venait de réaliser qu’il était dans un cercueil. Un cercueil de cristal, certes, mais un cercueil tout de même. Or, depuis la mort de son frère, il avait par rapport à ces boîtes un rapport hautement, et violemment conflictuel. Et ca se voyait. Il avait l’air aussi cadavérique que ce que la boîte à cadavres aurait dû contenir, et dès que Ryusei se fut écarté, il sortit précipitamment de celle-ci, et tomba à genoux dans l’herbe, ses jambes étant engourdies.
Une fois sortit de cette horreur, il ramena ses genoux contre sa poitrine et inspira profondément. Pendu sur un toit, à moitié noyé dans une fontaine, il s’en foutait totalement, mais enfermé dans un espace clos ou un cercueil… Non, il ne pouvait pas. Il ne pouvait vraiment pas. Il sortit de sa poche une sucette et la porta à ses lèvres tandis que des fées toutes excitées volaient autour d’eux. Apparemment, elles avaient du mal à faire la part des choses entre la réalité et le conte, donc du coup, elles attendaient avec une impatience semblable à une fan de twilight qui attend en bavant que Edward se fasse enfin sa Bella une déclaration d’amour enfiévrée pleine de je t’aime, de mots d’amours, de soupirs et de comparaisons mielleuses. Des fées. Il y a des fées qui leurs tournent autour. Des fées… Putain ! Le concombre ne s’était pas foutu de lui !

- Qu’est… Il s’humecta les lèvres. - Il s’est passé quoi ?

Pour le coup, il semblait bien loin du Yuki lumineux et toujours souriant qu’il avait présenté. Tout. Tout mais pas les cercueils. Et puis subitement, l’image de son visage juste à côté du sien lui revint en mémoire, et il devint aussi rouge que les fleurs qui étaient accrochées à ses cheveux. Oui, en sortant précipitament, il n’avait pas fait attention, alors maintenant, il avait les cheveux tous fleuris.

- Tu m’as… Embrassé ?

Non, ce n’était pas son premier baiser. Enfin, disons que c’était son premier baiser avec un homme. Mais surtout, il ne comprenait pas du tout pourquoi il avait fait ca.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Ven 17 Déc - 2:03

Ah le mythe de Blanche Neige, pensez vous donc que Ryusei le connaissait? Bien sur que non et pourtant il s'était méfié de ces pommes là parce qu'elles étaient trop rouge pour être totalement honnête alors oui le jeune homme avait refusé le fruit défendu que ce diable de Yuicki complètement innocent lui avait tendu. En même temps, il y a pas non plus de quoi le foutre sur un podium ou de le nommer Heros de l'année et savez vous pourquoi? Eh bien parce que le mister lui , il a passé son temps à se méfier de tout et de n'importe quoi. Donc là au lieu de lui lancer des fleurs, on peut tout simplement lui dire qu'il a eu de la veine. Encore que avait il eu de la veine? Non parce qu'en y réfléchissant bien, depuis qu'il avait rencontré Yuikichi, lui arrivait pas mal de trucs. Déjà il allait devenir un drogué des sucette par sa faute.ensuite, ils avaient un machin ressemblant à une pute qui est en fait un personnage échappé de conte. Et en plus, ils avaient failli se faire bouffer par un loup. Au lieu de le remercier cet imbécile de Yuikichi allait bouffer une pomme et tomber dans le sommeil. Et lui? Eh bien il se faisait agresser par une vieille avec une bagette, surement une échappée de l'asile du coin, tout ca parce qu'il ne voulait pas rouler une pelle à l'Endormi. Ajoutez à ça des bestoiles violentes à corps et têtes humaines puis des machins touts petits chantant des éh oh , on rente du boulot. Non mais ca devait être un effet secondaire de la sucette? Voilà c'était bien de la drogue! Bref il lui dirait deux mots à l'endormi. Enfin, déjà il fallait que ce dernier se réveille bon il faut lui rouler un patin c'est ca? Ah mais , c'était pas son truc d'embrasser sans accord.

Mais en meme temps, il avait guère de finir en taule alors bon quand on est courageux, on assume du coup voilà il l'embrassa tout en éprouvant un léger trouble. Les lèvres de Yukichi avaient un délicieux gouts de sucre. Elles étaient douces et chaudes. Rien avoir celles des femmes , mais elles avaient une douceur bien spéciales. Elles semblaient être un soleil sucré. Soleil sucré? Il diviguait. En tout cas, ce baiser là n'avait rien avoir avec ceux échangés avec Claris. Normal qu'il soit différent et qu'il le trouble. Il y a de l'innocence dedans. Oh il s'imaginait bien qu'il n'était pas le premier à l'embrasser. Mais ca restait différents. Ceux de Claris étaient empoisonnés. Il n'y avait pas d'amour, juste de la haine, de la sauvagerie. Ceux des autres étaient vides. Il n'y avait rien dedans si ce n'est une envie de passer du bon temps. Bien sur ses clients le désiraient mais en tant qu'objet sexuel. Mais en tant qu'objet, il n''éprouvait pas de désir, pas de frissons d'exication. Il simulait le plaisir du mieux qu'il pouvait. A chaque fois qu'il sentait leur mains moites, que ce soit celles d'hommes ou de femmes, c'était comme sa première où il avait connu le sexe , sans consentement, avec Claris. Il avait été une cheminée sans aucune salissure jusqu'au jour où on avait commencé à utiliser la cheminée. Il n'y avait pas eu de ramoneurs pour la nettoyer, personne pour s'en occuper. Enfin si mais dans le mauvais sens. La cheminée était maintenant pleine de suite, elle suintait. Elle allait finir s'écrouler.

«  Ah enfin, c'est bon t'es de retour parmi nous? Baka quand je t'ai dit de pas bouffer une pomme comme un imbécile. »

Ah ouais la déclaration d'amour, il n'y en avait pas eu du coup les fées, les nains et la vieille et la foret elle meme, tous en restaient completement estomaqué. Mais c'était quoi ce prince charmant qu'on leur envoyait. Depuis quand le prince charmant insulte son aimé. Les personnages de contes allèrent se mettre en cercle pour ce mettre à parler à voix basse.

Pendant cet temps, Ryusei tentait de comprendre pourquoi il avait senti comme une chaleur sur ces joues, pourquoi se sentait il étrange? Il avait envie d'aller au poste de police du coin pour aller porter plainte contre la dope sucette. Sauf qu'il avait l'intuition qu'on le prendrait pour un taré alors autant ne pas tenter le diable hein?

«  Pourquoi tu t'excuses? T'es un imbécile mais ca on s'en fout, c'est pas le probleme, le probleme c'est ca? »

Et il pointa les autres qui discutaient à voix basse et qui se demandaient où était passé le «  et ils vérurent heureux et se marierent ». il avait dû y avoir un problème de script. Ryusei sentit la moutarde lui montait au nez en meme temps qu'il était inquiet devant la pâleur de Yukichi , comme si il avait émergé d'un mauvais cauchemard.

«  Deux secondes »

Dit il seulement. La suite voulut que notre bon Ryusei alla crier un «  vous avez pas fini de nous les casser avec vos messes basses , allez faire joujou ailleurs » et sur quoi les autres outrés et déçus allèrent voir ailleurs, si il n'y aurait pas un conte mieux que celui. Dès que les spectateurs indésirables eurent mis les voiles ( ça n'allait peut etre pas duré, la curiosité est de mise chez les personnages de comptes), il alla s'approcher de Yuickichi. Encore confus, il rétorqua.

«  Paraît que c'était le seul moyen de te réveiller »

Dit il en fermant les yeux alors que son teint retrouvait un léger rouge coquelicot et qu'il détournait encore la tete. Finalement quand il eut réussi à faire disparaître de son visage , ce foutu trouble de merde. Il osa faire quelque chose de plus émouvant que le baiser en lui meme. Sa main se tendit vers les cheveux du brun pour tenter de manière assez maladroite et meme plus que maladroite, de lui enlever quelques pétales coincés dans les cheveux.

«  T'en as un peu partout »

Une fois qu'il eut achevé ce travail , bien qu'il faut l'avouer quelques récalcitrants restèrent dans les meches brunes, il lui prit d'autorité la main pour l'emmener assez loin du cerceuil de fleur.

«  Restons pas là, les casse pieds risquent de venir pour voir si je t'ai pas achevé »

Excuse, prétexte trouvé pour éviter de montrer qu'en fait, il voulait l'aider et de toute maniere, ne connaissant pas les notions de réconforts, il ne savait meme pas pourquoi il faisait ça. Comme quoi même sous une tonne de suie, il y avait peut être une pépite d'or à trouver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Sam 18 Déc - 0:33

Yuki s’était redressé en se frottant la tête. Avant qu’il ne saute du cercueil an angoissant sa mère, mais dans l’un comme dans l’autre, il avait surtout un violent mal de crâne carabiné. C’est prouvé et véridique, les fées sont bel et bien des saletés de grosses sadiques. Pourquoi c’était à cause de la pomme qu’il s’était fait embrassé, lui ? Il n’y comprenait rien. Rien du tout. Et puis, pourquoi il était dans un cercueil, alors qu’il s’était endormi dans un arbre ?! Rien que de penser à cette saleté, voilà qu’il venait de pâlir à nouveau, et d’avoir la chair de poule. Non, jamais. Il n’irait jamais là dedans. Même mort, il demanderait à ce qu’on l’incinère et qu’on disperse ses cendres aux quatre vents. Jamais il ne se laisserait enfermer dans une boîte, encore moins sous terre. Jamais. C’était au dessus, bien au dessus de ses forces. Il refusait catégoriquement, et refuserait encore et encore sans cesse. Il ne pouvait pas. Tout simplement pas. Sans se vanter, Yuki savait qu’il était assez résistant et fidèle à ses amis et ses promesses. Mais il était tout simplement incapable de supporter ca. Il angoissait, criait, frapper, convulsait, frappait, s’évanouissait. Le moindre de ses muscles, la moindre parcelle de son énergie était tournée vers ce besoin oppressant et violent de sortir, s’enfuir, mourir parfois, pour que enfin cet enfer cesse.

Suivant son doigt du regard, braquant sur ce petit comité un regard hagard, le jeune ressuscité regardait cette réunion de fées et de nains sans comprendre ce qui pouvait foutrement se passer ici. Pour peu, il en aurait pleuré de panique, si seulement la panique qui l’avait prise il y a peu ne l’avait pas anesthésié à toute émotion pour l’heure à venir.

- Qui… Qui c’est ? Pourquoi je suis là ? Qu’est ce qu’il se passe, putain ?!

Bon, les effets de la pomme commençaient vraisemblablement à s’estomper définitivement. Il faut comprendre, c’est le plus puissant des somnifères, il fallait bien que ca mette un petit peu de temps à cesser de faire effet. En parlant des effets, puisque les fées adoraient les histoires qui se finissent bien, et qui surtout ne sont pas compliquées côté cœur, elles avaient ajouté un petit enchantement sur la pomme : celui qui avait réveillé la « princesse » endormie et « celle »-ci seraient inexplicablement attirés l’un par l’autre durant une période variant de l’heure à la semaine. Après, elles n’avaient pas pu gratter plus de temps, parce que sinon le service des cupidons allait protester et porter plainte pour vol de travail.
Et puis la fin des informations avaient fini par revenir, ce qui expliquait qu’il n’ait que maintenant posé LA question. Et il avait alors regardé la réaction de son compagnon de temps perdu. Il rougissait. Lui qui était si froid et distant, maintenant il rougissait. Le contraste était assez saisissant, mais pour lui, c’était une victoire. Et le résultat était suffisamment plaisant pour qu’il ait envie de retenter la chose, quitte à sacrifier encore un baiser dans l’action si il le faut. Yuki n’est pas attiré par les hommes. Mais il ne l’est pas non plus par les femmes. Le plaisir pour le plaisir ne l’a jamais tenté, parce qu’il n’a jamais eu une grande conscience du sexe. Il a déjà couché avec des amies, mais c’était pour les consoler, pas par plaisir.

Il arqua doucement les sourcils, tandis que sa main se promenait dans ses cheveux pour en enlever les pétales. Et doucement, il ferma les yeux pour se laisser faire. C’était agréable. C’était un geste qui apaisait. Lorsqu’il était petit et qu’il faisait des cauchemars, sa mère, Aki, puis, plus tard encore Atsu faisaient ca pour le calmer. Et comme pour les autres, les caresses involontaires de Ryusei tandis qu’il lui levait les pétales des cheveux l’apaisaient grandement. Son visage, quoi que pâle, semblait déjà bien plus serein.

D’ailleurs, les fées qui regardaient la chose de loin se mirent à sourire d’un air satisfait en l’apercevant. Et le vent, ce sadique, en avait profité pour leur apporter des bribes de ce qu’elles disaient à mi-voix entre elles.
« … Pas un peu maigre pour une princesse ? »
« …Souci, il ne portera pas d’enfants… Enfin, tant que Line ne se sent pas d’humeur frivole.. »
« Il est assez pâle pour ca… Mais est ce qu’il est bon en taches ménagères ? Sinon il ne pourra pas s’occuper correctement de… »


Yuki comprit rapidement que pour le bien de sa sécurité mentale, il allait cesser d’écouter ce qui se disait là. Il se contenta plutôt de suivre le brun qui le tirait par la main. Dans ce geste, dans ses paroles, il devinait la gentillesse qu’il refusait de montrer et d’accepter. Et de pouvoir enfin la voir le fit sourire d’un air doux, tendre et heureux, ce qui fit littéralement décoller la côte de bonne humeur des fées fondamentalement fleur bleues persuadées d’avoir créé un nouveau couple qui allait être heureux jusqu’à la mort.

- Oui… Ca serait dommage qu’ils réussissent leur coup avec les pommes démoniaques…

Ce faisant un carrosse s’arrêta finalement devant eux. Yuki arqua les sourcils, et sourit au conducteur qui leur proposait de les ramener puisqu’ils avaient l’air un petit peu perdu. Mais au moment de monter, voilà que la marraine venait d’arriver en plein milieu.

- Mais non voyons ! Tu as vu comme tu es habillé ?! Allez, zou !

Et d’un coup de baguette infernale, Yuki se retrouva vêtu d’une robe à bustier gris soie qui lui arrivait environ jusqu’aux genoux, d’un diadème d’émeraudes de la même couleur que ses yeux, et des pantoufles de verre. Sans que le jeune homme n’ait le temps de se remettre de son choc, Ryusei qu’une baguette vengeresse avait habillé en prince des temps anciens fut poussé avec Yuki dans le carrosse qui se remit tranquillement en route.

- Dis moi que c’est à cause des pommes…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
ryusei Otomori

avatar

Messages : 56
Date d'inscription : 29/08/2010

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Dim 19 Déc - 12:22

Non vous n'êtes pas devenus fous. Vous êtes simplement tombés , dans le monde de Paradise Host Club et non dans le trou d'Alice au pays des merveilles. Vous n'êtes pas touchés par une maladie menale mais vous êtes bien dans la réalité. Quoique Ryusei se demandait , si il n'avait pas été drogué , à son insu ou si il ne s'était pas bourré la gueule, sans le savoir et ainsi se retrouvé ainsi perdu , dans un monde où il ne sentait pas à sa place. Non seulement, un yuikichi l'embetait mais en plus il avait fallu qu'une bande de bonnes femmes, de bons hommes ailés viennent aussi lui titiller les oreilles, pour le forcer à rouler une pelle à un mec endormi. Non mais, franchement, il devait être maudit, oui, c'était surement ça. Il n'y avait qu'à regarder sa vie, pour le comprendre. Mais qu'est ce qu'il avait fait au monde, pour qu'on vienne tous le faire chier? Il n'avait rien fait , à part être venu au monde. Franchement, il irait se plaindre aux gens qui régissaient ce truc. Il n'était pas croyant mais tout de même. Y avait un truc qui avait dû cassé en haut pour qu'on vienne lui casser les couilles.

Le jeune homme regardait Yukichi qui se demandait ce qui se passait. Comment lui résumer sa situation, sans se faire passer pour un dingue? Il n'y avait pas de possiblité de résumer. Il allait vraiment être pour un imbécile qui avait pêté un câble. Ca c'était sûr et certain. Pour peu, il aurait bien voulu que le concombre vivant se ramène et leur explique ce monstrueux bordel de merde. Comme par hasard, le concombre avait déserté les lieux , au moment où on avait besoin de lui. Il allait le transfomer en salade , si il le crosait celui la. Puis Yuickichi servirait d'avocat , en accompagnement.

«  Ce qui se passe? J'en sais strictement rien. On a dû respirer un truc qu'il fallait ou pas. Je comprend rien à ce bordel. C'est quoi ces machins volant qui jacassent, comme des pies? Et c'est quoi cet vieil qui parle d'un crapaud parlant et qui menace de me transformer , comme tel si je me calme pas??? »

La mayonnaise commençait à lui monter au nez. J'aurais pu dire la moutarde mais comme on a parlé plus haut de salade, je continue dans la métaphore de la salade ainsi la mayonnaise va bien avec la salade. Je sais , je suis hors sujet aussi vais je rerentrer dans le vif du sujet (et non dans le vif d'or *sors *).

Ryusei décida alors de débarasser Yuickichi des pétales de fleur. Il lui caressait involontairement les cheveux, sans le vouloir, de manière maladroite mais que voulez vous, dans les gestes de douceur, il débutait. Je crois que les fées, les nains et la bande de joyeux lurrons étaient plus émus par ces gestes doux maladroits que par le baiser qu'il venait de donner. Ils commençaient peut être à comprendre que ce prince là n'avait pas vécu dans la douceur.

Ryusei décida d'ignorer ce que racontait les autres. De toute manière, il ne captait pas de quoi ils parlaient. Pour cela, il aurait fallu qu'il lise des contes , étant gosses. Enfin toujours est il que sans rien capter (toujours et encore), il se retrouva habillé d'une autre maniere et que Yukichi fut sappé en fille. Il se retrrouva dans un carosse sentant la citrouille. Assis sur un des sièges, face à sa princesse improvisé.

« Mais qu'est ce que.........???!! A l'assassin! Au viol!Laissez moi descendre, Yukichi, je.. »

La suite aurait voulu qu'il demande de l'aide pour sortir ou qu'il sorte du carosse en marche mais il ne fit rien de tel. Quelque chose d'étrange se passa. Ca vibra dans son ventre, dans sa gorge et un rire partit de sa gorge quand il vit Yukichi en fille. Pas l'habitude de rire, du coup, c'était un rire qui sonnait étrange et qui se termina par des touss..tousss..kofff...Ses poumons n'avaient pas l'habitude de ce genre d'exercice.

«  Merde, je vais crever, c'estt ça? »
Le jeune homme ne savait meme pas ce qu'était le rire. Il s'installa au mieux pour tenter de reprendre son souffle.

«  Désolé Yukichi, je sais pas ce qui m'a pris. »

Dit il avec un ton qui disait : Me frappes pas. Par le passé, il avait ri et par le passé, sa mère lui en avait retourné plus d' une. Ca lui revenait maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yukichi Mori
Admin
avatar

Messages : 273
Date d'inscription : 24/08/2010
Age : 27
Localisation : Quelque part.

Carte d'identité
Groupe (pour les hôtes/hôtesses précisez si humain ou non ): Délinquant
Orientation sexuelle :: A définir

MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   Dim 19 Déc - 20:42

Yuki fixa son camarade de souffrance qui semblait être aussi bien informé et en état de réfléchir sur tout ce qui lui tombait dessus que lui même. Bon. Avant de paniquer, on va essayer de calmer le brun, parce que dans un état pareil, on ne va vraiment pas pouvoir faire grand chose de très probant. Il inspira donc doucement en essayant de se calmer. Surtout en essayant de se calmer. Une fois qu'il réussit à être à peu près lucide, il se repassa en mémoire les questions en vrac qu'il lui avait sorties. Et ensuite, il se repassa les évènements en mémoire, juste afin de vérifier qu'il n'allait pas dire trop de conneries.

- Les machins là bas, ce sont des fées. Ce sont des êtres appartenant aux contes qui vivent en communion avec la nature et qui souvent jouent avec les humains, soit en améliorant leurs vies, soit en les empirant. Mais en général, les seules fées qu'on trouve dans les contes, ce sont de "bonnes" fées...

Il soupira. Il avait marqué une légère pause tandis que le brun ôtait les fleurs de sa tête, car le traitement lui plaisait énormément, et que ca l'aidait à se concentrer et voir où lui même en était. Bref, c'était du tout bon pour lui. Et puis Yukichi a beau détester les adultes et leur monde, il n'empêche qu'un peu de tendresse et de douceur, même involontaire, il ne crachera jamais, au grand jamais, dessus.

Atrocement gêné, il s'était maintenant assis sur sa banquette en tentant d'ajuster les plis de sa...robe. Une robe à volants en soie filée d'argent... Monde de merde, il devait être ridicule! Ca expliquait peut être le fait que Ryusei était mort de rire en face de lui.

- Le concom... Haruka m'a dit que peut être les contes vivaient dans l'école. Apparemment, ils y vivent tout court... La pomme que j'ai mordue appartiens à celui de Blanche-Neige. Pour me réveiller, tu as du m'embrasser...

Les joues du jeune homme avaient encore plus rougit en se souvenant de cela. Il se mordilla la lèvre en essayant de lever le diadème dans ses cheveux.

- Celui-ci ressemble plus à Cendrillon: c'est une pauvre fille maltraitée par sa marâtre et ses belles sœurs. Un jour, un bal est organisé par le prince, mais elles l'empêchent d'y aller. Sa marraine la bonne fée lui confectionne alors des vêtements de bal, transforme une citrouille en carrosse, des rats en chevaux, un cheval en laquais... D'après l'histoire, tout retrouve son aspect aux douze coups de minuit...

Ayant fini son gros, très très gros résumé, Yukichi luttait contre un terrible dilemme: ôter la robe et se les peler à poil (en plus d'être à poil) ou garder la robe et se sentir terriblement ridicule? Il croisa les jambes, un petit peu mal à l'aise. Puis voyant sa réaction, sans trop réfléchir, il prit le petit prince dans ses bras et le serra d'un air protecteur contre son cœur.

- Ce n'est rien. C'est normal de rire. Le jour où on perd l'envie de rire, on perd l'envie de vivre...

Il était très bien placé pour le dire. Atsu avait été hyper collant et protecteur avec lui jusqu'à ce que enfin le jeune homme se remette à sourire d'un air sincère, et non plus cynique. Le rire était revenu plus tard, mais il était revenu. L'espoir existe pour tout le monde, pour toutes les fautes à pardonner. Et le pardon est une vertu que tout le monde possède au fond de soi.

- On dit bien "mieux vaut en rire qu'en pleurer". Je me sentirais mal si tu pleurais en me regardant quand même... Il se mordilla la lèvre quelques instants. - Je suis si ridicule que ca?

Il fallait quand même reconnaitre qu'il devait être particulièrement étrange pour le coup. Il finit par renoncer à lever la robe. Il allait avoir froid si il faisait ca, déjà qu'il n'était pas très couvert...

- Tu veux que je te raconte d'autres contes? Histoire de ne pas être trop surprit au moment de croiser le petit Poucet ou les trois petits cochons...

Maintenant qu'il avait un tout petit peu baissé sa garde, le petit Yuki entendait bien en profiter pour le connaître un petit peu plus, et pourquoi pas, en faire un ami. Oui, ca perd pas le nord ces bestioles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dream-net.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La sortie maintenant... [libre]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La sortie maintenant... [libre]
Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Sortie Automnale (Libre)
» Obama en chute libre ...
» Hentaï
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» JEAN JUSTE LIBRE HEUREUX ! JACQUES ROCHE EST MORT POU JE'L !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Paradise Host Club :: Ziggy, il s'appelle Ziggy … Oui, je sais, il aime les garçons ♫ :: Labyrinthe de roses lunaires.-
Sauter vers: